‹ Histoire de la charité (volume 3)Chapitre 87 sur 149 · Conférer : Ratzinger, op. cit., p.370 à · texte numérisé non relu

Conférer : Ratzinger, op. cit., p.370 à

En 1766, l’électrice Elisabeth Auguste, fonde, en Bavière, une congrégation dont le but est de secourir les nécessiteux. Les conditions d’admission sont de pratiquer la foi catholique et de justifier de seize quartiers de noblesse.

20. J. Van Drolshagen, chanoine de Sainte-Marie à Utrecht, mort en 1581, créa, par testament, une fondation devant servir à nourrir gratuitement le recteur et les enfants de chœur. Dans le cas où le culte catholique ne serait plus excercé dans cette église, la fondation devait profiter aux orphelins de Munster. Jusqu’ici les revenus de ce legs servent à acheter des vivres, du linge, etc., pour les pauvres, on distribue aussi parfois des aumônes à des habitants se trouvant par suite de circonstances malheureuses, en une situation difficile (Smissaert, op. cit., fasc. II, p. 190-191).

21. Hist. des classes ouvrières , op. cit., 1901, t. II, p. 828-829.

22. Baron de Morogues, Recherche des causes de la richesse et de la misère des peuples civilisés. In-4, 649 p. (autographiées), 1832?

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par égard pour l’opinion publique que beaucoup de personnes accordent sinon leur tems et leur soin, du moins leurs dons et leurs souscriptions à ces actes de bienfaisance. »

Il n’est donc point surprenant de relever, à toutes les époques, de nombreux legs faits en faveur des classes nécessiteuses d une paroisse déterminée. Il s’agit d’assurer des distributions de vivres, de charbon, etc. v3.

Au xvme siècle surtout, l’on s’ingénie de tous côtés à trouver le moyen de venir en aide aux nécessiteux des comtés.

Etablissement de ventes au prix de gros : porc salé, fromage, combustible (comtés d’Oxford, deMiddlesex, d’Essex. 1797).

Comté de Norfolk (1794), terres mises parle seigneur du pays à la disposition du recteur, des marguilliers et des inspecteurs des pauvres, pour être affermées à bail, « les arrérages doivent être convertis en combustible distribué aux indigents, en telle proportion que les administrateurs le jugent convenable. »

Répartition de têtes de bœuf bouillies aux nécessiteux de Norton Hall. « Les têtes se divisent en cinquante-deux portions; chaque portion étant composée d’un morceau de chair, d’un morceau de gras, et d’une quarte de soupe. On fait la distribution une fois par semaine, et quelquefois plus souvent, depuis octobre jusqu’en mai. Les indigens reçoivent leur part avec beaucoup de reconnaissance, et en réservent généralement pour le lendemain. » Allocations de linge et prêts de couvertures faits par le révérend Mr Dolling, comté d’Herts (1797). Fourniture de lait aux familles dans le besoin, comté de Stafford (1797) 24.

23. Endowed char ities, op cit., passim. « To the Minister, churchwardens, and overseers of the Parish of.., To the churchwardens, and parishioners of the Parish of . . . »

24. Étab. d'humanité, op.cit., n° 2 (IV), p. 20, 50, 51, 76, 77, 79, 83, 84, 161. Au sujet de ces prêts de couvertures l’auteur fait les réflexions suivantes : (n°2 (IV), p. 84). « Tout en étantobligé de convenir que les pauvres n’ont pas de prévoyance, il faut aussi observer enleur faveur que souvent ils n'ont pas le moyen d’en avoir. Il arrive rarement, lorsque l’hiver approche, qu'ils aient fait leur provision de vêtemens... et leur santé ne souffre que trop de ce défaut de précaution. Si dans les paroisses on achetait des couvertures et qu’on les prêtât au mois de novembre aux gens de campagne après avoir fait marquer ces couvertures de numéros 1,2, etc. correspondants à celui d’un registre tenu à cet effet, et placés à côté du nom et de la signature de l’emprunteur, pour être rendus au mois de mai suivant, blanches de lessive, à moins que chaque villageois ne voulût s’en rendre acqué-

LES DISTRIBUTIONS D’AUMONES (3e PARTIE)

Dans l’Hampshire, à Lymington, « Mistriss Pierce » fonde (1790) une association intéressante destinée à venir en aide aux femmes indigentes « nombreuses en cet endroit, petit port de mer fréquenté par les marins des navires faisant le cabotage. Des mères de familles sont souvent réduites à la plus grande détresse par les malheurs et même par l’absence de leurs maris. »

L’Institution a d’abord pour but de secourir les femmes enceintes ; ses bienfaits s’étendent bientôt aux malades en général, âgés de quinze à cinquante ans, appartenant à la paroisse et jouissant d’une bonne réputation et d’une bonne santé lors de leur admission dans la société.

« Chaque femme, en donnant son nom pour le faire inscrire, consigne 6 deniers ; elle paie en outre 3 pence et demi par semaine. Il faut, avant qu’elle reçoive des secours, que son nom figure depuis un an sur les registres : elle a droit alors à 3 schelings par semaine pendant toutes les maladies qui peuvent lui arriver ; mais elle ne les reçoit que pendant l’espace de 13 semaines. Si elle n’est pas rétablie, elle ne reçoit plus que 1 scheling par semaine tout le temps qu’on le juge nécessaire... » Des secours extraordinaires peuvent être alloués ; lors d’une disette, on vient en aide aux sociétaires dans la mesure du possible^5.

Tout le monde s’accorde à reconnaître les avantages des : sociétés de prévoyance , sociétés amicales ; clubs de bienfaisance , nombreux dans l’Angleterre du xvme siècle et dont l’origine est ancienne. Une loi de 1793 sur ces « Friendly societies » les autorise à se former librement en Angleterre et en Ecosse « pour l’objet de lever par souscriptions ou contributions volontaires un fonds affecté au soulagement mutuel de leurs membres, malades,

reur à un prix très modéré; je crois que cet ordre de chose contribuerait beaucoup à leur santé et à leur soulagement pendant l’hiver. »

Ces Rapports d'une société établie pour améliorer le sort des pauvres, publiés dans la collection des Établissements d'humanité, contiennent de très intéressants détails sur le mouvement charitable, qui se développe en Angleterre à la fin du xvme siècle sous la pression des événements.

25. « Le nombre des individus secourus s’élève à soixante-cinq, dont trentecinq femmes en couches. Deux femmes perdues de leurs bras sont restées, à la charge de la société, à un scheling par semaine pendant quelques années, et une troisième a été soulagée jusqu’au déclin de ses jours, note du 25 juin 1798 » (Étab. d'humanité , op.cit., n° 34, V, n° XLVI, p. 88-91).

Lallemand. — Histoire de la Charité. IV. 2e Partie.

infirmes ou âgés, et l’assistance des veuves ou orphelins des sociétaires décédés. » Ces associations ont le droit de régler leurs affaires intérieures, d’adopter des règlements, de prononcer des amendes venant frapper les contrevenants. Les statuts doivent toutefois être présentés aux Juges de Paix en session trimestrielle (quarter session) ceux-ci ayant le pouvoir d’annuler les dispositions non conformes à la législation du royaume (Morton- Eden, op. cit . , p. 135-136) 26.

Jame Cowe, vicaire à Sunbury, parlant de deux sociétés amicales existant dans cette localité, observe « que depuis l’établissement de ces institutions leurs adhérents se soutiennent ainsi que leur famille, sans jamais recevoir la moindre assistance de la paroisse 27 . »

Ce vicaire éclairé souhaite vivement voir se développer partout ces Friendly societies , la mutualité est, en effet, le meilleur antidote du paupérisme.

§ 2. — Saint Vincent de Paul et ses confréries de charité 28.

Au commencement du xvnc siècle, la France se relève lentement des ruines accumulées par tant d'années de guerres civiles et religieuses ; les désordres que causent l’hérésie protestante sont immenses ; manque de discipline dans le clergé ; ignorance chez les peuples des campagnes ; œuvres de charité disparues

26. Cet act de 1793 a été modifié successivement en 1796-1819 et 1829. Conférer Emile Laurent, op. cit., t. I, p. 288 et suivantes. L’ouvrage cité de Toulmin Smith, § 2, p. XCII.

27. « Cependant la plupart ont un grand nombre d’enfans à leur charge ; ils habitent l’un des villages de l’Angleterre, où il faitleplus cher vivre ; il ne leur est pas alloué des salaires plus forts qu’aux autres individus de leur classe ; ils offrent, comme toutes les associations imaginables, un mélange de bons et mauvais caractères ; ils sont sujets aux mêmes accidens que le reste des hommes ; enfin, après Dieu, ils n’ont d’autres ressources que leur travail et leur prévoyance ; et ils ont triomphé de tous ces désavantages, tandis que partout ailleurs le montant des sommes payées en faveur des pauvres a presque doublé depuis vingt ans... » (Étab. d'humanité, n° 33 (XVII), p. 151).

28. Principaux ouvrages à consulter : Louis Abelly, Vie de saint Vincent de Paul , édit, de 1843, 2 vol. in-8. Collet, La vie de saint Vincent de Paul, 2 vol. in-4°, Nancy, 1748. Abbé Maynard, Saint Vincent de Paul, sa vie, son temps, 4 vol. in-8, 1860. Lettres de saint Vincent de Paul , 2 vol. in-8, Paris, 1882. DrEbrard, Misère et charité dans une petite ville de France (Bourg), in-8, Bourg, 1866. Abbé Prévost, Saint Vincent de Paul et ses œuvres dans le diocèse deTroyes. In-12, Troyes, 1896. Rameau, le passage de saint Vincent de Paul a Mâcon (1621-1626). Annales de l'Académie de Mâcon, 3e série, t. III,. Mâcon, 1898, p. 380-386.

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ou amoindries ; tel est le triste état de l’universalité des Provinces 29 .

Les pauvres restent souvent sans secours ; en conséquence les institutions qu’organise saint Vincent de Paul apportent un véritable soulagement aux populations si éprouvées.

En 1617, Monsieuj ’ Vincent est curé de Châtillon-les-Dombes, diocèse de Lyon; un jour de fête, au moment de monter en chaire, on lui signale une famille dont la plupart des membres sont malades ; elle habite une ferme située à environ une demi-lieue de la paroisse. Le pasteur profite de cet avis pour rappeler les devoirs des chrétiens envers les nécessiteux ; ses exhortations ont une telle efficacité qu’en sortant du sermon des personnes ■charitables vont de suite porter à ces infortunés, « du pain, de la viande, et plusieurs autres commodités semblables. »

A l’issue des vêpres notre saint, qui ignore cet empressement de ses paroissiens, va lui aussi visiter la famille affligée. Le long du chemin il rencontre des groupes d’habitants revenant de leur pieuse expédition. Il est à la fois touché et affligé. «. Voilà dit-il, une grande charité qu’ils exercent, mais elle n’est pas bien réglée ; ces pauvres malades ont trop de provisions à la fois, dont une partie est appelée à être gâtée, et perdue, après ils se trouveront exposés à retomber dans leur première nécessité. »

Il entretient de cette affaire plusieurs âmes zélées, leur montre les bons effets des confraternités Romaines 3,3 et jette les premières

29. « Il ne se peut dire combien ces deux fléaux de la guerre civile et de l’héré- ■sie joints ensemble causèrent de maux pendant une longue suite d’années qu'ils ■durèrent : la France, qui jusqu’alors avait été l’une des plus florissantes monarchies delà terre, devient comme un théâtre d'horreur où la violence et l’impiété firent jouer d’étranges tragédies. On voyait en tous lieux Tes temples détruits, les autels abattus, les choses les plus saintes profanées, les prêtres massacrés ; et ce qui était le plus grand et le plus funeste de tous ces maux, un renversement presque universel de tout ordre et de toute discipline ecclésiastique ; d’où provenait qu’en la plupart des provinces de ce royaume les peuples étaient comme des pauvres brebis dispersées, sans pâture spirituelle, sans sacrements, sans instruction, et presque sans aucun secours extérieur pour leur salut » (Abelly, op. cit I. p. 2).

30. « La dite confrérie, est-il écrit en tête du règlement des Dames de Châtillon, s appellera la Confrérie delà charité, à l’imitation de l’hôpital de la charité de Borne, et les personnes dont elle sera principalement composée, Servantes des pauvres ou de la charité. » Saint Vincent avait séjourné en 1608 dans la capitale du monde chrétien. Plusieurs copies de ce règlement présentent les mots : « à l’imitation de l’hôpital de la charité de Bourg , au lieu de Rome. » La teneur de

bases « d’une confrérie delà charité pour l’assistance spirituelleet corporelle des malades (1617). »

Plus tard il organise des sociétés similaires à : Villepreux et Montreuil près Paris (1617-1618), Joigny, Montmirail ; dans maints autres villages dépendant des domaines de la famille de Gondy 31 .

Le mouvement se propage ; en 1620 l’évêque d'Amiens approuve un règlement relatif à une Confrérie d'hommes ; Monsieur Vincent réserve à ceux-ci le soulagement des pauvresvalides ; les malades restant confiés aux dames de charité 32.

C’est également une société de serviteurs des indigents que notre saint établit à Mâcon lors de son passage en cette ville (1621)33.

l'original signé par saint Vincent prouve que c’était là une erreur... La première confrérie de dames de charité qui ait été créée à Bourg a commencé en 1654. Elle existait encore en 1776. Une vieille tradition veut que la création de la Société des dames de la Croix de cette ville et son règlement soient l’œuvre do saint Vincent de Paul. On doit l’interpréter en ce sens que cette société est semblable aux confréries fondées par cet apôtre de la charité » (Dr Ebrard,. op. cit., p. 163-165).

31. Abelly, op. cit., 1, chap. x, p. 40. Voici les détails donnés par saint Vincent lui-même. « Plut à Dieu que vous puissiez obtenir des indulgences pour les confréries de la charité, qui, par la grâce de Dieu, font des choses merveilleuses. Nous l’avons érigée en diverses paroisses de cette ville, et, depuis quelque tempsr nous en avons une composée de cent à cent vingt dames de qualité qui, chaque jour, quatre à quatre, vont visiter et secourir de huit à neuf cents malades, leur portant de la gélatine, des consommés, des confitures et toutes sortes de douceurs,, en outre de la portion ordinaire que la maison leur fournit... Cela se fait avec une bénédiction particulière de Dieu, non seulement à Paris, mais encore dans les villages, soit par cette confrérie, soit par ceux qui lui fournissent des aumônes. » 25 juillet 1634. Lettre à M.du Coudray, prêtre de la Mission, à Rome ( Lettres , op. cit., t. Ier, p. 42).

32. « Du zèle que les serviteurs des pauvres auront à la conservation de l'Association des femmes ainsi que de la leur. Et pour ce que l’association des hommes et celle des femmes est une même association, ayant même patron, même fin et mêmes exercices spirituels, et qu’il n’y a que les ministères qui soient divisés, le soin des valides appartenant aux hommes, et celui des invalides aux femmes, et que Notre-Seigneur ne retire pas moins de gloire du ministère des femmes que de celui des hommes, voire que le soin des malades semble préférable à celui des sains ; pour cela, les serviteurs des pauvres auront pareil soin de la conservation et augmentation de l’association des femmes que de la leur » (Abbé Maynard, op. cit., t. Ier, p. 139) .

33. Il veut ultérieurement, guidé par l’expérience, que les confréries de messieurs et celle de dames restent séparées sans aucune subordination entre elles. « Je n’ai pas encore eu le temps d’examiner votre règlement de la Charité; je vous dirai cependant que, quant aux protecteurs et conseillers, l’usage en peut être bon en Italie, mais l’expérience nous a fait voir qu’il est nuisible en France. Les hommes et les femmes ensemble ne s’accordent point en matière d’administration : ceuxlà sela veulent arroger entièrement, et celles-ci ne le peuvent supporter. Les Chari-

LES DISTRIBUTIONS D’AUMONES (3e PARTIE)

Dix ans après, ne pouvant se rendre à Brie-Comte-Robert, il ■charge un de ses compagnons de fonder la confrérie, qu’il va visiter ensuite (1633) et dont il corrige les statuts 34.

Les Prêtres de la Mission sont d’ailleurs d’ardents propagateurs de ces œuvres. « Gomme ces graines ailées que le vent ■emporte, la bonne semence s’en va tomber là où les fils de saint Vincent exercent leur ministère 35. »

Notons : Le Havre (1648-1654) 36 ; nombre de villages ou bourgs de la Champagne, Chennegy (1647) ; Brienne-le-Château (1685) ; Sézanne (1657) ; Arcis-sur- Aube (1662), etc., etc. (Abbé Prévost, op. cit ., chap. xi, p. 157-200).

A Nancy, l’abbé Girard remarque que l’association des dames •de charité est : « catholique avec le pape Innocent XII ; française avec saint Vincent de Paul ; Lorraine avec les évêques de Toul •et le roi Stanislas 37. »

Si l’on peut penser avec juste raison, que le curé de Châtillonles-Dombes puise l’idée des confréries dans ses souvenirs de la charité romaine, les statuts qu'il rédige ne s’inspirent que <les besoins du peuple au milieu duquel il vit, et ces règles

tés de Joigny et de Montmirail furent au commencement gouvernées par l’un et l'autre sexe ; on chargea les hommes du soin des pauvres valides, et les femmes des invalides; mais parce qu’il y avait communauté de bourse, on fut contraint d'ôter les hommes. Et je puis porter ce témoignage en faveur des femmes, qu’il •n’y a rien à redire en leur administration, tant elles ont de soin et de fidélité » (Lettres, op. cit., 2 septembre 1650, t. I, p. 340-341).

34. Notice sur an autographe de saint Vincent de Paul concernant la fondation d'une confrérie de charité à Brie-Comte-Robert par Camille Bernadin. Société ■d’archéologie de Seine-et-Marne, 1865, p. 103-108.

35. Abbé Froger, Lesètab. de charité à Sillé-le-Guillaume, in-8, 31 p. Mamers, 1891, p. 4.

36. Veuclin : 1° L'ass. pub. dans la ville du Havre. In-8, 23 p. Havre, 1898; 2° Une œuvre inconnue de saint Vincent de Paul a Bernay. In-8, 6 p. Bernay, 1891. Voir : Confrérie charitable du saint nom de Jésus (1639), « en la ville de Crécy-en- Brye ». Inv. Seine-et-Marne, supp. à la série H, p. 53.

37. « La tradition locale prétend que saint Vincent de Paul et ses Missionnaires, ayant confié à des personnes pieuses les immenses aumônes envoyées par eux en Lorraine, ces personnes s’associèrent en confrérie, pour la distribution de ces dons et s’y maintinrent librement jusqu’à la reconnaissance et l’approbation qui leur lurent accordées par les évêques de Toul et par le roi Stanislas en 1748, conformément au vœu du pape Innocent XII (1685) (Abbé Girard, La charité a Nancy. In-8, XII, 552 p. Nancy, 1890, p. 7 à 9). « Le règlement des confréries de charité lut approuvé par le Souverain Pontife Innocent XII qui, le 18 décembre 1693, ;accorda un bref d’indulgences en faveur des personnes qui en feraient partie » (Abbé Prévost, op. cit., p. 159).

i.l VUE III.

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