‹ Histoire de la charité (volume 3)Chapitre 98 sur 149 · Voir plus haut, Liv. III, chap. vi, p · texte numérisé non relu

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des villes, « ouvrir seuls, ou avec le concours de leurs confrères, des dispensaires où ils donnent des consultations gratuites à ceux qui se présentent37. »

Les apothicaires s’insurgent souvent contre ces distributions de médicaments, bien que les ingrédients qui en forment la base soient pris chez eux. Ils prétendent s’arroger le droit exclusif de confectionner les drogues et de donner les Remèdes aux particuliers. Molière n’a rien inventé 38.

La plupart des châteaux de France se transforment à certains jours en véritables dispensaires. Voici le récit touchant que nous laisse Talleyrand. Le futur évêque d’Autun a huit ans et est chez sa grand’mère au château de Ghalais ; « au retour de la messe, dit-il, on se rend dans une vaste pièce qu’on nomme l’apothécairerië. Là, sur des tablettes, sont rangés et très proprement tenus de grands pots renfermant divers onguents dont on a la recette ; ils sont chaque année préparés avec soin par le chirurgien et le curé du village. Il y a aussi quelques bouteilles d’élixir, des sirops et des boîtes contenant les autres médicaments.

« Dans la pièce qui précède l’apothécairerie se trouvent réunis tous les malades qui viennent demander des secours. Nous passons au milieu d'eux en les saluant...

« Deux sœurs de charité interrogent chaque malade sur son infirmité ou sur sa blessure. Ellesindiquent l’espèce d’onguent qui peut

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