‹ Histoire de la charité (volume 4)Chapitre 108 sur 142 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

Les malades vont coucher sous les portiques du sanctuaire romain, espérant recevoir en songe communication des remèdes nécessaires à leur guérison 13, la statue du dieu est entourée de son cortège habituel, et là aussi Télesphore cache ses mains sous sa casula 14.

Des ex-voto, des inscriptions couvrent les murs 15.

Les prescriptions des prêtres interprètes des songes se rattachent surtout à l’hygiène : monter à cheval, prendre des bains froids, marcher nu-pieds le. Cicéron, guéri d’une légère indisposition, charge sa femme, Tcrentia , d’offrir des sacrifices à Apollon et à Esculape, comme elle en a l'habitude en pareil cas (quemadmodum soles 17.)

Les charlatans ne manquent point naturellement d’exploiter les superstitions populaires ; sous Antonin le Pieux, un devin proclame qu’ Esculape s’est révélé à lui en prenant la forme d’un dragon à tête humaine. Glykon est le nom de cette nouvelle incarnation du dieu 1S.

§ 2. — Les médecins privés l9.

Durant toute la période républicaine, l’exercice de la médecine est tenu en médiocre estime à Rome 20 . Les chefs de famille vivant

toutes les prescriptions exigées ; il peut dire avec un personnage de Plaute (Cizrc., act. III, sc. I'( : « ut qui me nihili faciat, nec salvom fecit. »

13. « Ægrotus incubât in Æsculapii fano » (Plaut., Cure., act. I, sc. I, v. 62).

Page 1