‹ Histoire de la charité (volume 4)Chapitre 11 sur 142 · Maimonides, cap. II, § xvii, p. 19 et not. p · texte numérisé non relu

Maimonides, cap. II, § xvii, p. 19 et not. p

35. Maimonides, cap. II, § xvi, p. 19 : « Licet nonaginta novem dicant, ad raptionem, et unus tantum dicat, ad partitionem, isti uni auscultabunt, quia dicit quod est secundum constitutionem... »

36. Si un pauvre monte sur un olivier pour faire tomber quelques olives, ceux qui se trouvent en bas ne peuvent les ramasser. Rabbi Jossé dit que cela serait un véritable brigandage (Rabbinowicz, Légis. civ. du Thalmud , 5 vol. in-8, t. Ier, p. 391 ; Traité Ghitin). « Pour la même raison de bonne entente, on n’empêchera pas les pauvres païens de prendre part au glanage, ou de ramasser les épis oubliés ou de cueillir ceux de l’angle du champ » (Schwab, t. IX, p. 31 ; Traité Guitin , V, § 7).

37. « Cependant si ces 200 zouzes (ou denars) sont hypothéqués à un créancier ou à la khethoubath de sa femme, le pauvre peut prendre sa part » (Rabbinowicz, t. I, p. 13; Traité Peah ; Perek , VIII; Schwab, t. II, p. 114; Traité Péa, ch. VIII, § 8).

18 HISTOIRE DE LA CHARITÉ. CHAPITRE Ier

est exclu s’il a engagé son petit avoir dans des opérations commerciales susceptibles habituellement de donner un fort intérêt 38.

l’année sabbatique

La septième année, les terres n’étant pas cultivées, ce qu’elles produisent spontanément appartient à tous, il n’y a plus lieu à prélever les dîmes, car ce qui est mis en commun revient aux pauvres aussi bien qu’aux autres citoyens 39.

Si l’on a des fruits de cette année, dit la Mischnâ ( Traité Schebiith , ch. IX, § 8 40, et qu’arrive le moment de l’enlèvement, on partage entre tous ceux qui sont présents, de quoi faire trois repas, puis on abandonne le reste.

A l’origine cette loi est appliquée si rigoureusement que ses transgresseurs, ceux qui séduits par l’appât du gain vendent ces récoltes naturelles de leurs champs, ne peuvent être admis en justice à titre de témoins ; on les juge capables de prêter un faux serment 41 .

Plus tard ce précepte devient fort onéreux lorsque les Israélites, tributaires de divers Rois, sont tenus de nourrir des armées étrangères, aussi Je Gode Rabbinique permet-il de semer autant de grains qu’il en faut pour pourvoir à ces charges nouvelles. C’est dans l’espoir d’accomplir en paix les prescriptions mosaïques que le grand Prètrq, si l’on en croit le récit de Josèphe, demande à Alexandre, vainqueur de Darius, et entrant en conquérant pacifique à Jérusalem, d’exempter la nation de tout tribut durant cette septième année 42.

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