‹ Histoire de la charité (volume 4)Chapitre 117 sur 142 · Dr Briau, L'archiatrie , op. cit., ch. III et IV · texte numérisé non relu

Dr Briau, L'archiatrie , op. cit., ch. III et IV

56. Tit.-Liv., II, xlvii « Fabius saucios milites curandos dividit Patribus. Fabiis plurimi dati, nec alibi majore cura habiti ».

57. Plut., Cat. utiq , LXX (Didot, p. 946), « Vers minuit, il appelle deux de ses affranchis, Gléantre, le médecin... »

58. Voir tous les détails et les textes dans l'ouvrage du Dr Briau. Quatre méde-

LA BIENFAISANCE ROMAINE

Différents auteurs (Végèce, Hygin) parlent des médecins suivant les armées et les troupes auxiliaires ; ils sont aidés par des esclaves infirmiers. Des fonctionnaires, appelés optiones valctudinarii , jouent le rôle d’intendants, d’organisateurs de tout ce qui touche à ce service : transports de médicaments, etc., 59.

Hygin indique la situation et les dimensions des valetudinaria dans les camps permanents. Préfets, officiers des légions, tribuns, sont chargés par les règlements de veiller à l’hygiène des soldats et à l’organisation des soins médicaux 60.

Les empereurs marchant à la tête des armées ne manquent pas aussi de témoigner une sollicitude toute particulière aux militaires malades ou blessés. Pline le Jeune ( Paneg ., XIII) fait honneur à Trajan des visites qu'il rend à ces malheureux (quid quum solatium fessis, œgris opem ferres; non tibi moris tua inire tentoria , nisi commilitonum ante lustrares). Adrien agit de même (Spart., X),et Alexandre Sévère (Lamp., XLVII)va sous les tentes encourager les plus humbles soldats (etiam ultimos) ; les fait placer dans des chariots suspendus leur fournissant toutes les choses nécessaires. A l’imitation de Xénophon et des généraux grecs, il confie ceux de ses compagnons d’armes plus gravement atteints à des familles honorables et paye la dépense occasionnée, soit qu’ils se rétablissent, soit qu’ils meurent.

Mentionnons enfin, d’après quelques rares monuments épigraphiques, la présence de médecins sur les navires composant les flottes impériales (Dr Briau, op. cit ., ch. IX).

Pour résumer ce chapitre, on voit que les Romains, à l'imitation des cités grecques, ont dans nombre de villes des médecins publics, payés sur les fonds municipaux, mais donnant leurs soins

cins sont attachés à chaque cohorte des vigiles ; ils occupent un rang honorable dans la hiérarchie militaire.

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