‹ Histoire de la charité (volume 4)Chapitre 123 sur 142 · Duruy, Hist. des Rom., op. cit., t. V, p · texte numérisé non relu

Duruy, Hist. des Rom., op. cit., t. V, p

19. Hist. des classes ouvrières, 2e édit., op. cit., t. Ier, p. 63. Consulter, à ce sujet, Waltzing ( Études hist. sur les corporations profes.,chez les Romains, 2 vol., in-8, Bruxelles, 1895-1896). Cet auteur (t. Ier, 2e partie, ch. Ier, § 5, p. 302 et suiv.) est tout à fait affirmatif : « Jamais, dit-il, les collèges d’artisans ne réunissent de fonds pour assister un membre malheureux ou malade ».

20. Au sujet de l’action limitée des collegia, nous pouvons citer le passage suivant de G. Boissier dont on connaît la haute compétence (op. cit., t. II, p. 299-300) : « Nous ne pouvons pas nous flatter de connaître toutes les formes que la bienfaisance avait revêtues dans les associations antiques ; mais en admettant qu’il s’en rencontre qui avaient tout à fait devancé nos sociétés charitables, nous pouvons être sûrs qu’elles n’ont jamais formé qu’une très rare exception. Il en resterait plus de traces si elles avaient été nombreuses. Sur le fronton des scholæ , dans les lois des collèges, sur les tombes de leurs protecteurs, au bas des statues qu’on leur élève, quelque part, enfin, il serait question de malades secourus, de pauvres assistés ; parmi tant de gens qui énumèrent le bien qu’ils leur ont fait et qui s’en glorifient, il s’en trouverait qui ne manqueraient pas de nous dire qu’ils ont laissé des fonds pour faire vivre des indigents, pour subvenir aux besoins des veuves et des orphelins. Puisque cette mention n’existe nulle part, on peut en conclure que les libéralités de ce genre n’étaient pas ordinaires dans les associations romaines ».

Page 1