‹ Histoire de la charité (volume 4)Chapitre 126 sur 142 · Senec., Epist ., XVIII, ad Luciliam · texte numérisé non relu

Senec., Epist ., XVIII, ad Luciliam

29. Dict. a nt. greq. et rom., t. Ier, p. 642, art. Baculum de E. Saglio; comme référence, Pitt., d’Ercolano, III, 43-227.

30. Conférer Plaute, Pœnulus, act. Y, sc. I, vers 1055 et seqq.

les institutions alimentaires dues aux empereurs, du second siècle, inspirées par le désir fort légitime, d'ailleurs, de repeupler l’Italie et de former de futurs soldats : « ex his castra ; ex his tribus replebuntur », dit Pline le Jeune. On peut considérer ces fondations comme ayant le même but que les lois d’Auguste, de proie augenda 31 .

§ 2. — u Tahulæ alimentariæ » des empereurs 32.

Nerva paraît être le premier à se préoccuper, en raison de la diminution du nombre des citoyens ingénus, de l’application aux cités italiennes des annonæ frurnentariae , dont ses prédécesseurs se montrent si prodigues pour la ville de Rome (Aur. Vict., XII, épist. xn, 4). Il n’a pas le temps de mettre en pratique cette idée féconde, reprise par son fils adoptif Trajan 33. Celui-ci fait inscrire, nous l’avons vu, cinq mille enfants au nombre des personnes recevant les distributions de céréales 34 ; et il leur alloue, en conséquence, des tesseræ alimentariæ.

Cette disposition lui semble applicable aux provinces, et les mesures qu’il adopte à cet effet, passées à peu près sous silence par les historiens, nous sont révélées par deux longues inscriptions découvertes en 1747 et 1832 : la première (de l’an 104), non loin de Plaisance, à Véléia; la seconde (de l’an 101), à Campo lattaro, près Bénévent 35.

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