‹ Histoire de la charité (volume 4)Chapitre 134 sur 142 · Vercingétorix , op. cit., p · texte numérisé non relu

Vercingétorix , op. cit., p

GAULE ET GERMANIE

parfois immense; il les protège dans toutes les circonstances; de leur côté, les clients se donnent à lui et le suivent dans la bonne comme dans la mauvaise fortune 43 ; à la guerre, les uns forment son escorte, les autres constituent son infanterie 44.

Ces liens varient, car Jules César se sert pour les énumérer d'expressions différentes : familières , comités , amhacti , clientes , obœrati. Ce dernier terme, écrit E. Glasson, semble convenir aux plébéiens pauvres, soit qu’on le prenne dans son sens naturel : débiteurs écrasés par les dettes et qui se mettent dans la clientèle de leurs créanciers pour échapper aux rigueurs des poursuites, soit qu’on entende parler des clients qui ayant reçu d’un noble des pécules et troupeaux, deviennent par là ses tenanciers et ses vassaux 45 (E. Glasson, Hist. du droit de la France , op. cit ., t. Ier, p. 109).

§ 3. — Les druides et la médecine magique.

« Chez tous ces peuples, lit-on dans Strabon (IV, îv ; Cougny, op. cit., t. 1er, p. 139), il y a trois castes à qui l’on rend des honneurs extraordinaires : les bardes , les vates et les druides; les bardes sont chantres d’hymnes et de poètes ; les vates , sacrificateurs et interprètes de la nature ; les druides étudient aussi la philosophie morale. On a la plus haute opinion de leur justice ».

« Il est permis de penser que les (nobles) pères de plusieurs garçons consacrent l’un d’eux à la vie sacerdotale, et l’y consacrent

43. J. Cæsar, Comm ., I, iv; VI, xv; VII. xxxxi; XL : « Les funérailles, eu égard à la civilisation des Gaulois, sont magnifiques et somptueuses. Tout ce que le défunt a chéri pendant sa vie, on le brûle après sa mort, même les animaux ; il y a peu de temps encore, pour lui rendre des honneurs complets, on brûlait ensemble les esclaves et les clients, « servi et clientes » qu’il avait aimés » ( Comm ., VI, xxx).

44. E. Glasson, Hist. du droit de la France , op. cit., t. Ier, p. 105 ; Fustel de Coulanges, La Gaule romaine, publiée par C. Jullian, en 1891 , ch. IV, p. 35 à 39; Roger de Belloguet, op. cil., 3e partie, section V, a-i à vin.

45. « Ce sont les vassaux-serfs des textes irlandais. La convention qui les met dans cette position infime est le contrat de cheptel servile » (D’Arbois de Jubainville, Etudes sur le droit celtique, t. Ier, lre partie, ch. V, p. 117).

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