‹ Histoire de la charité (volume 4)Chapitre 14 sur 142 · Lih., II ; Esdrœ , c. V · texte numérisé non relu

Lih., II ; Esdrœ , c. V

59. « Si quis sit qui non vult dare eleemosynas, vel minus dat, quam eum decet, Synedrium coget eum, cœdet que verberibus rebellionis donec det, quantum ab eo dandum judicant » (Maimonides, cap. VII, § X, p. 73).

LE PEUPLE HÉBREU

cité. Il est impossible de connaître l’époque précise à laquelle ce système commence à fonctionner ; on peut toutefois le considérer comme existant en germe durant la captivité puis se développant lors du retour des Juifs à Jérusalem 60 .

§3. — Les quêtes obligatoires en faveur des malheureux .

Il y a deux quêtes distinctes : la première, journalière, dite du plat (Thamhouj), a pour but de se procurer des dons en nature ; la seconde, dite de la bourse (Koupah), se fait chaque semaine, le vendredi ; les collecteurs ne reçoivent alors que des pièces de monnaie 61 . Si les provisions alimentaires recueillies dépassent les besoins actuels on les vend et l’argent est mis de côté pour être distribué ultérieurement 62.

Selon ce principe de droit rabbinique que toute question d’intérêt ne peut être jugée que par trois personnes, les receveurs des pauvres doivent atteindre au moins ce nombre pour procéder aux collectes 83.

Ce sont des israélites notables, pieux, citoyens de la ville (( Israelitae in unaquaque civitate, quam incolunt, tenentur ex se constituere collectores eleemosynæ, vires notos et fideles » 64. Ils ne peuvent être frères 65. — Ces collecteurs doivent se trouver ensemble à la recette, aucun d’eux ne saurait agir isolément66;

60. Dict. de la Bible, op. cit., fasc. V, p. 1248, au mot aumônes.

61. Rabbinowicz, t. I, p. 13 ; Traité Peah , Perek , VIII, Mischnah ; t. IV, pp. 28-29 ; Traité Baba-Bathra , Perek , I; Schwab, t. II, p. 112; Traité Pé a, ch. VIII, § 7 ; Maimonides, cap. IX. — Il y avait aussi au Temple un tronc où l’on déposait les offrandes destinées aux pauvres honteux; Schwab, t. V, p. 310; Mischnâ, Traité Scheqalim , VII, I.

62. Rabbinowicz, t. IV, p. 31 ; Traité Baba-Bathra , Perek , I.

63. On tolère cependant qu’il n’y ait que deux receveurs pour la quête du plat, mais ils doivent être trois au moment de la distribution (Rabbinowicz, t. IV, p. 28; Traité Baba-Bathra ; Maimonides, cap. IX, § V, p. 90).

Page 1