‹ Histoire de la charité (volume 4)Chapitre 16 sur 142 · Schwab, t. II, p. 112 ; Traité Péa , ch. VIII · texte numérisé non relu

Schwab, t. II, p. 112 ; Traité Péa , ch. VIII

70. Rabbinowicz, t. IV, p. 27 ; Traité Baba-Bathra , Perek , I.

71. Rabbinowicz, t. IV, p. 28; Traité Baba-Bathra, Perek , I.

LE PEUPLE HÉBREU

ville habitée par des israélites et des païens, les percepteurs de cet impôt s’adressent également aux uns et aux autres 7*.

Au point de vue de la distribution il importe de distinguer ; la collecte du plat est répartie chaque soir entre les malheureux qui se présentent, de quelque partie du monde qu’ils viennent : « Eleemosyna Gatini est pro pauperibus quibuscunque totius mundi 73 . » Ces allocations comprennent seulement la nourriture nécessaire à la journée du lendemain. Le voyageur passant la nuit est de plus assuré du gîte ; on lui donne un lit et un oreiller 74. Le jour du sabbat il reçoit en outre de quoi faire les trois repas d’usage.

Tout nécessiteux ayant de quoi manger deux fois ne saurait prendre part à cette distribution journalière; le possesseur de provisions alimentaires suffisant à quatorze repas est également exclu des secours en argent 75 ; il en est de même, à plus forte raison, de celui qui est nanti des 200 zouzes dont il a été déjà parlé.

La quête de la bourse se trouve au contraire affectée aux pauvres de la cité ; la répartition a lieu chaque vendredi et assure la subsistance pendant la semaine suivante. Ceux dont les besoins sont constatés y prennent part, israélites ou païens 76.

Il est inutile de suivre les Rabbins dans leurs longues digressions sur l’ordre à établir, lorsque l’argent manque, entre les divers modes de charité : rachat des captifs, nourriture, vête-

72. Rabbinowicz, t. I, p. 392 ; Traité Ghitin (Ghemara) ; Schwab, t. II, p. 173 ; Traité Demai, ch. IV, § 4 (Ghemara).

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