‹ Histoire de la charité (volume 4)Chapitre 18 sur 142 · LA MORALE · texte numérisé non relu

LA MORALE

Aussi loin que nous pouvons remonter dans Thistoire, les fils de Mesraim, ce descendant de Cham (Gen., X, 6), nous apparaissent comme formant sur les bords du Nil, un peuple doux, bienveillant, charitable. Les inscriptions hiéroglyphiques appellent cette première période « le temps des Hor-Schesou, c’est-à-dire des serviteurs d’Horus 1 ».

Ces qualités subsistent à travers les âges ; les Egyptiens gardent, avec la croyance à une vie future, un fonds précieux des révélations primitives faites par Dieu à l’humanité, leur morale est pure, empreinte d’idées généreuses, et sur ce point ils dépassent sans conteste les nations qui les environnent.

Des traités parvenus jusqu’à nous permettent de se rendre compte de cette vérité. Le plus ancien de ces traités (connu sous le nom de Papyrus Prisse) renferme, à côté de préceptes de

1. F. Lenormant, Les premières civilisations , in-8, 1874, t. Ier, p. 179.

Page 1