Hérodote , II, cxxiv à cxxv
41. « Les conséquences auxquelles je suis arrivé, dit Chabas, pour la date des événements de l’exode définitivement fixée à l’époque de Ramsès II et de Meneptat Ier » (Chabas, Rech. pour servir à Vhist. de la XIXe dynastie, op. cit ., p. 165.) Ph. Yirey, Note sur le Pharaon Ménephtah et les temps de l’exode , in-8, 9 p., 1900. Diodore de Sicile (I, lvi) prétend que : « Sesoosis n’employa pour ces travaux aucun Égyptien. C’est pourquoi il fit inscrire sur les temples : Aucun indigène ne s’est fatigué a cela... »
42. G. Maspero, Un gouverneur de Thèbes. Cong. intern. des orientalistes, lre session, t. II, p. 48 à 61.
LES PEUPLES DE L’ANTIQUE ORIENT
et femmes; j’ai relevé tout homme de son crime et lui ai pardonné ; je l’ai sauvé du puissant qui pesait sur lui. J’ai placé tous les citoyens sur leur voie, dans leurs villes. J’en ai fait vivre d’autres par l’autel de la porte (peut-être peut-on traduire par l’aumône). J’ai pourvu de nouveau le pays qui était dépouillé, le pays est bien rassasié pendant mon règne. J’ai fait le bien pour les Dieux comme pour les hommes43. »
Nous trouvons d’ailleurs à la fin de la XVIIIe dynastie un Pharaon philanthrope, Haremhebi ; d’une naissance obscure il serait devenu roi à la suite d’une adoption. Une fois au pouvoir, il veut la prospérité de son peuple ; suivant sa jurisprudence, la barque permettant au misérable de gagner pauvrement sa vie est un bien insaisissable. Quand les collecteurs d’impôt, prescritil, iront pour exiger du côté du Nord ou du Midi : leurs contributions à percevoir de la main des pauvres, il y aura à Unt jugement de la demeure des cinquante pour leurs réclamations et leurs prières, au sujet de la manière dont on aura exigé les fourrages. Lorsque s’embarqueront tous ceux qui sont préposés aux magasins des grains de froment sur le fleuve, dans les barques de transport, soit au compte du Roi, soit au compte des Dieux... ils devront être justes dans l’accomplissement de leur mission et ne point dépouiller les nécessiteux.
Haremhebi, scandalisé par les abus de divers genres que ses prédécesseurs ont laissé grandir, entend tout réformer ; il désire protéger le faible contre l’oppression et lui conserver le peu qu’il possède ; son intention est même de lui donner les moyens de vivre s’il ne les a pas : « J’ai fait, dit-il, des règles de protection pour les hommes en ce qui concerne les revenus qui sortent (du trésor royal) en mon nom, pour eux. Chaque quatrième jour du mois devient pour eux une fête. Toute personne en place doit distribuer des bonnes choses en pains, viandes, vêtements, provenant des biens du Roi comme part à chacun d’eux 44. »
43. Chabas, Rech. pour servir à Vhist. de la XIXe dynastie , op. cit ., p. 72.
44. « Deux textes, écrit Pierret {Dict., op. cit., au mot aumône , p. 77), nous permettent de supposer qu’il y avait, dans le palais du Roi et dans la demeure des riches particuliers, une salle appelée kha, dans laquelle on distribuait, d’après des listes dressées d’avance, des aumônes périodiques, quelque chose d'analogue à