Odyss., ch. IV, v. 37 et suivants
88. Odyss., VI, v. 206 et suiv. La légende nous montre Déméter (Cérès) récompensant, par le don du blé, l’hospitalité qui lui est donnée chez les parents de Triptolème. ( Dict . ant. grecq. et rom., t. Ier, 2e partie, p. 1021 à 1078).
ressources dont peuvent disposer les étrangers 89 ; il existe toujours dans les maisons une pièce destinée aux hôtes, séparée du reste de l’habitation et bien fournie des choses nécessaires 90.
Mais il faut distinguer ici entre : l’étranger qui présente souvent le symbolon, signe de reconnaissance échangé autrefois entre le maître du logis et quelque famille d’un pays éloigné 91 ; le suppliant échappé par la fuite à la colère des hommes ou à la vindicte des lois ; enfin, le mendiant habitué « à frotter ses épaules contre le montant de toutes les portes92 ». On court au-devant de l’hôte; on accueille le suppliant; on ne permet pas au mendiant d’entrer 93.
La requête du suppliant agréée, sa personne devient inviolable ; il ne saurait être livré à ceux qui le poursuivent 94. Cet usage généreux, dont l’histoire fournit de nombreux exemples, est tout à l’honneur de la civilisation antique, si critiquable sous tant d’autres rapports.
89. Il faut noter naturellement des différences selon les tribus. Les Lacédémoniens nous sont représentés comme les moins hospitaliers des Grecs : « circa hospites inhumani,ut ait Suidas ». Les Athéniens brillent parleur empressement à accueillir leurs hôtes. Les Grétois, dont Homère célèbre déjà l’hospitalité ( Odyss ., XIX, v. 171-202), ont des asiles de nuit servant à la fois de logements réservés aux étrangers et de salles pour les repas publics.
90. Euripide, Alceste: Hercule. « Il est honteux de faire des festins chez des amis qui sont dans la douleur. » Admète. La chambre des hôtes où je te ferai entrer .est séparée du reste de la maison (v. 543-550).
Eschyle, Les Choephores (v. 710-712) : Clytemnestre. « Il est temps pour les voyageurs fatigués d’une longue journée, de jouir de quelque repos ; esclave, mène-le, avec celui qui le suit, dans l’appartement des hôtes; qu’ils y trouvent tout ce qui convient ».
91. Odyss., IX, v. 17-18; Iliad., VI, v. 119-236. Dict. ant. grec, et rom., t. Ier, p. 417, à l’article Argonautae.