‹ Histoire de la charité (volume 4)Chapitre 71 sur 142 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

Tout ce que nous venons de dire concernant le culte des ancêtres, la tutelle des femmes, la situation des enfants, le triste sort des esclaves s’applique, avec des nuances diverses, au monde romain, et notre tâche se trouve ainsi singulièrement simplifiée. Nous pouvons noter encore, à titre de similitude, le caractère exclusif du droit de chaque cité réservé à ceux qui y possèdent la qualité de citoyen.

Il est cependant nécessaire d’entrer dans quelques détails afin de préciser la condition faite aux faibles par la législation des Quirites, jus Quiritium.

§ 1er. — L’JJxor romana.

A l’origine, la vie domestique des habitants des rives du Tibre est simple et austère; point de luxe, point d’oisiveté ; le maître laboure avec ses serviteurs, la maîtresse s’occupe au milieu de ses femmes h « Après avoir imploré Pallas, chante Ovide, que les jeunes filles apprennent l’art d’amolir la laine, de garnir les quenouilles et de les filer 1 2 ».

1. V. Duruy, Hist. des Romains, 7 vol. in-8, Paris 1870-1885, t. Ier, p. 133,

2, Ovide, Fast., III, v. 817-818; Virg., Æneid,, VIII, v, 407-413,

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