‹ Histoire de la charité (volume 4)Chapitre 82 sur 142 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

surveillance on cherche à atteindre ce but suprême 59 ». L’esprit reste confondu à l’énumération des labeurs qu’un Caton exige de ses gens les jours de fête ; il les emploie : « à curer les anciens fossés, paver la voie publique, couper les buissons, bêcher les jardins, nettoyer les prairies, aviver les haies, extirper les épines, broyer les grains, enfin à nettoyer partout » [de re rust ., II) 60.

Columelle énumère également nombre de travaux « que les rites permettent », mais il ajoute, toujours au point de vue utilitaire : « Il vaut mieux laisser reposer, un ou deux jours, en le gardant à vue, un esclave fatigué par l’ouvrage, que de l’exposer à une maladie réelle, en l’accablant par un travail excessif » [de re rusi ., XII, iii).

A la ville, le sort des esclaves est différent; plus rapprochés du maître, bien des faveurs les attendent 61 , et puis c’est là que se trouve la foule des serviteurs de choix : médecins, grammairiens, précepteurs, nomenclateurs, etc. Ils considèrent, en général, comme une disgrâce d’être envoyés aux champs, loin du bruit, des plaisirs, des spectacles de la grande cité romaine 62.

Tous, esclaves ruraux ou esclaves des villes, sont égaux devant l’arbitraire du dominus ; nul ne peut se croire à l’abri : « des coups de bâton, des pointes aiguës 63, des lames brûlantes 64, des croix,

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