‹ Histoire de la charité (volume 4)Chapitre 92 sur 142 · L. Lallemand. — Histoire de In charité · texte numérisé non relu

L. Lallemand. — Histoire de In charité

de son argent, les risques qu’il court, et le déshonneur qui le frappe 21 » .

Néanmoins un certain apaisement suit ces dispositions; les luttes intestines ravivent cette querelle séculaire et on demande à César d'abolir les dettes; il ne cède pas aux clameurs impérieuses de la multitude et se contente de décider que les débiteurs satisferont leurs créanciers suivant l’estimation des propriétés et conformément aux prix de ces biens avant la guerre civile; déduction faite sur le capital de tout ce qui aura été payé à titre d’intérêts 22 . Sous l’Empire, le taux de l’argent devient de moins en moins élevé. Antonin le Pieux fait valoir ses capitaux à 3 0/o afin d’aider le plus de gens possible. « Idem fœnus trientarium, hoc est minimis usuris, exercuit, ut patrimonio suo plurimos adjuvaret (Capit., Ant. Piivita, II). Alexandre Sévère, par égard pour les pauvres, maintient le taux officiel à 4 °/0 par an, et défend aux sénateurs de tirer aucun intérêt de l’argent qu’ils prêtent, les autorisant à accepter quelques présents de peu de valeur ; dans la suite, il leur accorde un intérêt de 6 °/0 23 .

Mais durant le régime républicain la question des dettes n’est pas la seule qui passionne le peuple, il veut sa part des terres conquises sur l’ennemi, confisquées trop souvent au profit des Patriciens. De là naissent des agitations périodiques au sujet des lois agraires 24.

§ 3. — Les lois agraires.

Rome s’étend par la conquête brutale, violente, sans merci ; villes détruites, territoires confisqués, telle est la suite ordinaire

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