‹ Histoire de la charité (volume 4)Chapitre 94 sur 142 · CHAPITRE Vil · texte numérisé non relu

CHAPITRE Vil

Les plébéiens novés de dettes 26 acclament Cassius. Le Sénat, les riches combattent ses projets hardis, et pour leurrer les masses proposent de nommer des décemvirs chargés de désigner parmi les terres publiques celles à distribuer et celles susceptibles d’être affermées ; la redevance ainsi obtenue devant servir à accorder une solde aux citoyens enrôlés. En même temps, ils accusent le consul d’aspirer à la royauté.

A sa sortie de charge, Spurius Cassius est mis à mort, et le Sénat oublie ses engagements 27 .

En 454, une loi Icilia partage entre les plébéiens des terres restées incultes sur le mont Aventin ; on y construit rapidement des maisons, car, selon la remarque de Tite-Live, à propos d'un essai de colonisation à Antium ( Hist ., III, i), « le plus grand nombre aime mieux solliciter des terres à Rome que cl’en obtenir ailleurs ». « Cetera multido poscere Romæ agrum malle, quam alibi accipere ».

Soixante-quatre ans plus tard (390), le Sénat accorde aux citoyens pauvres sept jugères à prendre dans le territoire enlevé aux Yéiens. Pour cette distribution on ne tient pas compte seulement des pères de famille; en vue d’encourager la conservation des enfants, on compte les têtes libres de chaque maison : a Vellent que in eam spem liberos tollere » (Tit.-Liv., Hist., V, xxx).

Nous arrivons aux lois présentées par le tribun Licinius Stolon, votées en 366, après dix années d’efforts persévérants et malgré l’opposition des patriciens. Ces lois, selon l’opinion la plus probable, portent sur divers points 28 :

Un des consuls doit à l’avenir être choisi parmi les plébéiens ; nul citoyenne doit posséder plus de cinq cents jugères du domaine public (125 hectares), le reste étant destiné à être affermé à vil

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