‹ Histoire de la charité (volume 4)Chapitre 95 sur 142 · Tit.-Liv., Hist.. II, xxix · texte numérisé non relu

Tit.-Liv., Hist.. II, xxix

27. Tit.-Liv., Hist., II, xli-xlii. D’après Valère Maxime, le consul novateur aurait été condamné par son propre père, en présence d'un tribunal domestique. Tous les auteurs émettent des opinions différentes au sujet de ce premier essai de loi agraire (Macé op. cit., 2e part., III, p. 139 à 147)'.

28. Bureau de la Malle, Écon: pol. des Rom., op. cit., t. II, p. 266-267 ; Macé, op. cit , p. 204 à 251. Plusieurs auteurs prétendent que cette limitation de la propriété à 500 jugères doit s’entendre de l’ensemble des terres possédées par un même citoyen, qu’il s’agisse d'ager publicus ou d’ager privatus. Cette opinion a été réfutée par MM. Macé, Wallon, Duruy, G. Humbert.

l'état ET LA MISÈRE A ROME

prix aux citoyens pauvres; il n’est permis à personne d’envoyer sur les cinq cents jugères dont il peut devenir concessionnaire plus de cinq cents bêtes à corne et de cinq cents moutons. La surveillance de la culture de ces terres doit être confiée à un certain nombre d’hommes libres 29 .

Le tout sous peine d’une amende de 1.000 as 30.

Ces lois Liciniennes assurent un juste équilibre entre les différentes parties du gouvernement, et contribuent à maintenir l’harmonie à Rome pendant au moins deux siècles. D’un autre côté, l’agriculture exercée par des hommes libres donne d’immenses produits 31 .

En 221, la loi dite Flaminienne répartit entre un certain nombre de plébéiens les territoires de la Gaule Cisalpine et du Picenum 32 .

Tibérius Gracchus reprend les lois Liciniennes en y ajoutant deux cent cinquantes jugères par enfant, ainsi que la défense de vendre les portions assignées; il ne s’attaque, lui aussi, qu’aux terres de Vager publiais et ne touche pas aux propriétés privées33. A la suite du testament, vrai ou supposé, d’Attale III, il propose d’affecter les trésors du roi de Pergame à l’acquisition de bêtes de sommes et d’instruments aratoires, de manière à procurer les avances nécessaires aux citoyens bénéficiaires des terres à distribuer.

La question se complique des réclamations formulées par les Latins, et du rôle des chevaliers, en général fermiers des impôts.

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