‹ Histoire de la charité (volume 5)Chapitre 126 sur 197 · L'Ass. pub. dans la Loire-Inférieure, op. cit., p · texte numérisé non relu

L'Ass. pub. dans la Loire-Inférieure, op. cit., p

51. L’ordonnance, dite Michaud, 1629, rendue sur les plaintes des États réunis à Paris (1614) et les Assemblées des Notables (1617-1626), renferme des prescriptions identiques à celles adoptées au siècle précédent (Isambert, op. cit., XVI, p. 235). Il faut noter encore que parfois ces abus se trouvent exagérés. A Laval, l’Administration de Geoffroy Tartroux ne paraît pas exempte de reproches (1546), « mais, ajoute Léon Maître (liôp. de Laval, op. cit., p. 17-18), ce chanoine de Saint-Thugal ne manquait pas d’ennemis ; dans l’enquête instruite par les officiers du comte, pour connaître le nombre des protestants, il avait signalé plus d’un hérétique aux commissaires... » A Amiens, l’échevinage, en lutte avec Tévêque au sujet de l’Hôtel-Dieu, n’hésite pas à fomenter ladiscorde au sein de la Communauté desservant l’établissement (E. Maugis, op. cit., p. 465-466).

Il convient ici, nous le répétons, de ne pas généraliser à l’excès, rappelonsnous la parole de saint Bernard (Tract, de Conver. ad cler., cap. XX : « Non accusamus universitatem, nec universitatem possumus excusare » (Migne, t. 182, p, 853). C’est là une distinction essentielle.

52. Assemb. du Clergé, t, I, p. 289. Gaspard de Tavannes (règne de Henri II)

Pour répondre à maintes idées préconçues, c’est un point qu’il est nécessaire de mettre en pleine lumière.

L’hôpital Saint-Martial de Limoges est entre les mains des Consuls. Un document du xvi® siècle nous représente : « les malades comme fort mal assistez soit pour le corps, soit pour l’âme. » L’établissement est en plein désordre

Léon Maître établit que dans nombre de localités de la Basse- Bretagne les nouveaux administrateurs laïques, à peine installés, (( sont tenus en suspicion comme les anciens et contraints à déférer leurs actes à des juges lointains. » « Pendant les troubles du protestantisme, ajoute-t-il, les abus reprennent leurs cours et le patrimoine des pauvres, abandonné à l’incurie des autorités locales, devient en beaucoup d’endroits insaisissable »

Cet auteur constate que les bourgeois de Nantes, après avoir montré une véritable impatience à s’emparer de la direction des asiles charitables (1560), se lassent bien vite d’une fonction aussi ardue et cherchent par tous les moyens à se soustraire aux devoirs de Pères des pauvres

Bouchel, en son Trésor du droit français^ écrit : « Par arrest du jeudy 5 février 1568, moy playdant, il est dit que les juges de Bellac se pourvoiront dans trois mois d’un lieu pour leur auditoire, autre que V hospital dont ils se sont emparés, ne laissant qn’une chambre aux pauvres »

La Cour de Poitiers assemblée en « grands jours », 1577, sévit, à la requête du Procureur général, contre l’abus que se permettent la noblesse et la force armée de s’approprier les revenus des asiles charitables

écrit au sujet des biens d’Église possédés par des gentilshommes : « s’ils ne les acceptoient ils seroient donnez ou à des hérétiques ou à des femmes, il vaut mieux que les gentilshommes les possèdent pourveu qu’ils fassent faire deüement le service, selon l’intention des fondateurs » (Collect. Petitot, t. XXIV, p. 3. Conférer: G. Picot, Histoire des États généraux (édit, de 1872, t. II, p. 407-409; Jules Sauzay, Hist. de la persécution religieuse dans le département du Doubs^ t. I, introduction, p. 29).

53. Leroux, Arch. de la Haute-Vienne^ série H, supp. Arch. hosp.^ in-4, 1884-1887. Ville de Limoges, fonds Saint-Martial, F-‘, p. 11 .

54. Léon Maître, LAss. pub. dans la Loire-Inférieure^ op. cil., p. 167.

55. Léon Maître, Hôp. dé Nantes^ op. cit., p. 126. Mêmes constatations à Tours, Giraudet, op. cit., p. 21,

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