‹ Histoire de la charité (volume 5)Chapitre 135 sur 197 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Le système, dit de Gênes, se répand aussi en Italie. A Rome le produit en est affecté à l’entretien des indigents, en général, et d’un Mont-de-Piété (Abbé Gorblet, op. cit., p. 50 et suiv.).

Au point de vue des ressources de certains établissements, signalons le banco annexé par Paul V à l’hôpital du Saint-Esprit sur les bords du Tibre (1605). Pendant plus de deux siècles, cette banque, où presque toutes les personnes riches tiennent leur argent en dépôt, sait, par la sagesse et la prudence de ses administrateurs, s’assurer un revenu qui sert à payer les employés et à venir en aide à l’asile

En Allemagne, de nombreux biens appartenant aux Eglises, aux ordres religieux, échappés à la rapacité de la noblesse et de la bourgeoisie passées à la Réforme, sont affectés aux établissements de bienfaisance-^.

Dans un sens opposé, les maisons charitables fondées par les protestants français se trouvent, à la fin du xviP siècle, dévolues aux hôpitaux de la région.

L’Assemblée du Clergé de 1675 demande « qu’il soit déclaré que les biens meubles et immeubles des Consistoires, où l’exercice de la Religion prétendue réformée est interdit, demeurent acquis à l’hôpital du lieu ; » et au cas qu’il n’y ait point d’hôpital, (( à la maison de ville, pour entretenir un maître d’école et pour distribuer aux pauvres, tant catholiques, que de la religion prétendue réformée, en aumônes publiques ce qui pourrait rester, les maîtres d’école étant payés de leurs gages^Q. »

« une caisse des hôpitaux civils » remontant probablement à Necker, et fondée au moyen de dons du Roi, du produit de droit cédés par l’Archevêque de Paris, « de dons faits, lors de la conclusion de leurs baux par les fermiers généraux, les administrateurs des domaines et de la régie des aides. » Conférer : Tuetey, L'ass. piibl. klParis pendant la Révolution, t. 1895, n° 1, p. 1 à 11.

27. Cardinal Morichini, op. cit., cap. II, p. 121-122. François Desenne, Voy. en Italie (1690) , t. II, p. 286.

28. «( Philippe de Hesse, plus ferme en cela que les autres princes ses coreligionnaires, ne souffrit point que les biens ecclésiastiques devinssent la proie d’une noblesse cupide. Néanmoins par la suite il ne put empêcher que les dilapidations ne fussent fréquentes » (J. Janssen, op. cit., t. III, chap. iv, p. 59-60). « En 1546, l’hospice de Bouxwiller (Alsace) était en possession des corps de bien de Hohfranckheim, Gimbrett et Reitwiller, d’origine ecclésiastique.. . » [Des charges de l'hospice civil de Bouxwiller au profit du c ulte protestant, in-8, 51 p. Strasbourg, 1849, p. 12).

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