‹ Histoire de la charité (volume 5)Chapitre 18 sur 197 · Frari, op. cit.., p · texte numérisé non relu

Frari, op. cit.., p

bien nets : infectieux d'emblée, foudroyant ; hémorragique ; ganglionnaire à marche rapide ; ganglionnaire à évolution lente suivi d'état adynamique et cachexie purulente . .. » (D‘ Boucher, La peste à Rouenau XVR et au XVIR siècle. Trav. de TAcad. de Rouen, 1897, p. 177j.

8. Il meurt environ 2,000 personnes par semaine, écrit Frari, op. cit., p. 373.

9. 0*^0. Lammert, Geschichte der Seiichen, Hungers und Kriegsnoth zur Zeit des dreissigjiihrigen Krieges, in-8, 291 p., Wiesbaden, 1890, p. 52. E. Charvériat a publié un extrait de ce livre sous le titre de La peste en Allemagne pendant la première moitié du XVIL siècle, in-8, 31 p. Lyon, 1892. Cette intéressante brochure a le ^rand mérite de grouper les faits, alors que le docteur Lammert suit l’ordre chronologique et ne donne pas de tables des matières.

10. Cette peste enlève 86,000 habitants, il en reste seulement 64,000 ; elle est précédée d’une famine. G. Ripamonti, La peste di Milano del 1630... volgarizzati dalV originale latino, in-8, xxxv-362 p., Milano, 1841. Appendice del traduttore al libro quarto, p. 264.

LES MALADIES ÉPIDÉMIQUES

Des fièvres miliaires sont signalées à Francfort-sur-le-Mein (1653), en Bavière (1666) ; à Londres (1681); en Hongrie (1697).

Le fléau de la peste paraît cependant diminuer d’intensité, en raison des mesures et des précautions prises de tous côtés, plusieurs villes en éprouvent les dernières atteintes de 1627 à 1670; citons : Aurillac, Grenoble, Genève, Gompiègne, Rennes, Villefranche en Beaujolais, Agen, Lille, etc.

Le xviTi® siècle compte à son actif la grande peste de Marseille (1720) et celle de Toulon (1721 ) 12.

Des contagions nombreuses : fièvres malignes, typhus, etc., éprouvent le Danemark, la Russie, la Dalmatie, la Serbie, l’Albanie (1 714-1731-1739). La variole exerce aussi des ravages importants L’inoculation de cette maladie est préconisée par les uns, repoussée par d’autres. Il faut arriver à 1776-1796 pour trouver avec Jenner un préservatif de cette terrible affection.

Tel est le bilan résumé des épidémies attaquant LEurope. Avec sa propagation rapide, son caractère éminemment contagieux, sa violence,

La peste, puisqu’il faut l'appeler par son nom,

Capable d’enrichir en un jour l’Achéron,

est le mal qui inspire les plus profondes terreurs aux peuples épouvantés.

11. « La peste bubonique, vulgairement appelée la peste tout court, ravagea Lille à mainte reprise sous forme d’épidémies très intenses : en 1480, 1523, 1533, 1577, 1603-1606, 1615-1619, 1624-1626, 1635-1637, 1667-1670. Dans cette épidémie de 1667-1670 qui fut la dernière, il mourut à Lille en seize mois, du 7 août 1667 au 27 décembre 1668, 4,412 malades ; presque un dixième de la population : c’est énorme » (D*^ Folet, Hôp., lillois disparus, in-8, 1899, p. 48),

12. « On a calculé que sur une population de 247,000 individus, comprise dans toutes les communes de la Provence qui furent atteintes de la peste, il en avait péri 87,000, c’est-à-dire plus du tiers » {Statist. du dép. des Bouches-du-Rhône, t. III, in-4, 1826. p. 353). Consulter aussi ; Auguste Laforet, Souvenirs marseillais. La peste de 1720 d'après des documents inédits, in-8, 127 p, Marseille, 1863.

13. « Le docteur Haygarth, dans son plan bienveillant pour la destruction de la petite vérole accidentelle, fait un tableau effrayant de la mortalité produite par cette maladie; il prétend que les ravages qu’elle fait (au xviii® siècle) surpassent plusieurs milliers de fois ceux de la peste » (Malthus, Essai sur le principe de population, liv, IV. chap. v, p. 498, édition Garnier, in-8, 1852).

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