‹ Histoire de la charité (volume 5)Chapitre 19 sur 197 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

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§ 2. — Les maladies épidémiques : les terreurs quelles inspirent.

Le premier conseil que donnent les médecins en temps de* peste est de se retirer à temps, d’aller au loin, et de revenir lorsque le danger est bien passé. Cette recommandation n’est point nouvelle, elle se lit au chapitre septième, verset 2, d’Ezéchiel. Et qui in civitate pestilentia et famé devorahuntur . Et salvabuntur qui fuqerint exeis^’*^.

On conçoit donc aisément qu’une fois la contagion établie, tous ceux qui possèdent des châteaux, des maisons de campagne, des fermes, quittent les villes et cherchent un refugo dans d’autres contrées

Rien de mieux que défaire partir ainsi les femmes, les enfants-,, les vieillards, dont la présence n’est point utile.

Mais où cette désertion devient grave, c’est quand elle s’étend aux autorités, aux magistrats, aux hommes chargés de veiller sur la cité et d'assurer l’ordre public.

C’est malheureusement ce qui a lieu trop souvent. Nouvellepeste à Grenoble (1586), « l’exode habituel ne se fait pas

attendre. Le Parlement se retire à Montbonnot, puis à Goncelin, puis à Saint-Etienne-de-Grossey, fuyant toujours devant lesprogrès de l’épidémie » (Prudhomme, op. cit., p- 83).

A Angoulême (1630), « presque tous les échevins, les conseillers et pairs, les magistrats de la sénéchaussée, la plupart desbourgeois et une partie des corporations religieuses, n’écoutant que la peur, partent »

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