‹ Histoire de la charité (volume 5)Chapitre 29 sur 197 · Précis historique, op. cit., I, 1*^® partie, p · texte numérisé non relu

Précis historique, op. cit., I, 1*^® partie, p

52. Pendant les deux dernières visites du fléau, 1639-1640, Abraham Rosselin visite les personnes atteintes. La brochure précitée (p. 43) fait mention d’un capucin de Saint-Julien qui offre ses services au Conseil de Genève. - 19 septembre

LES MALADIES ÉPIDÉMIQUES

Passons-nous aux ordres relig'ieux? presque tous rivalisent de zèle et de courage ; ne pouvant leur consacrer un volume, il faut savoir se borner à résumer ces dévouements.

Les Récollets se sacrifient à Nîmes (1650) Rs deviennent les aumôniers des pestiférés de Grenoble (1628-1632) et apportent aux malades, « avec le pain du corps, le réconfort de l’âme » (Prudhomme, op. cit., p. 189).

Ces mêmes Pères viennent en aide aux personnes atteintes de la contagion à Angers (1625) ; leur zèle admirable touche la ville et leur vaut une reconnaissance que l’on n’oublie plus (Gélestin Port, op. cit.., p. 54).

« Il y a, dit Delamarre (en son Traité de la police, I, liv. IV, titre XIII, chap. iv, p. 654, 2® colonne), de bons religieux fort zélez, qui vont par charité aux hôpitaux de la Santé, pour confesser et consoler les malades ; à l’hôpital de Saint-Louis, ce sont les religieux Récolets, que la proximité des lieux porte à s’employer à cette bonne œuvre. »

Les Carmes déchaussés de Colmar volent au secours des affligés sans crainte de la mort ; sauf un, tous sont emportés par le fléau A Bozen (Tyrol), en 1612, douze Franciscains se sacrifient et meurent victimes de leur dévouement (Lammert, p. 37).

Lors de la peste de Marseille (1720), les Prêtres de la Mission méritent d’occuper une place parmi les héros de cette douloureuse époque

1636. M” Dupan et Chabrey se sont présentés au nom de leur compagnie, disant que la lettre du capucin escripte à la Seigneurie ayant été veüe en leur compagnie, quoy qu'ils ayent jugé icelle debvoir estre payée de mespris, néantmoinsils seroient entrés en délibération s’ils pourvoiroient autrement et plus particulièrement à la consolation des malades qu’on n’a fait jusques à présent... »

53. Robert d’Avignon, leur gardien, assembla la communauté et invita ses frères à se sacrifier : quatre d’entre eux se présentèrent ; le gardien les ayant embrassés, ils allèrent aussitôt se renfermer dans les cabanes de Saint-Bauzile, y trouvèrent la mort et furent aussitôt remplacés par des Jésuites (Feillet, La misère au temps •de la Fronde, op. cit., p. 258). Saint Gaétan (ou Cajetan), fondateur des Théatins (mort en 1547), chassé de Rome par les troupes du connétable de Bourbon, se réfugie à Venise avec ses religieux ; là il visite les pestiférés, les panse de ses propres mains. Il se multiplie pour trouver les ressources nécessaires aux besoins •de ces malheureux [Petits Bollandistes, IX, p. 385). Le bienheureux Jean-Baptiste de la Conception (Espagnol) réforme les Trinitaires ; en 1590, une horrible peste dévaste l’Espagne, il réunit une société de prêtres et de religieux dévoués •et, durant quarante jours, multiplie ses efforts [Petits Bolland., II, p. 519j.

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