CHAPITRE II
lients et attractifs, » puis au moment opportun, un coup de lancette ; ou mieux encore recourir à « un cautère potentiel. »
Partout même confusion ; en Allemagne, on indique tantôt un traitement galénique, ayant pour base les végétaux ; tantôt un traitement fondé sur les propriétés des substances minérales (Lammert, op. cit.^ p. 235).
Pour bien comprendre la complexité de la pharmacopée italienne, il convient de lire une petite brochure rédigée par plusieurs médecins et publiée à Bologne en 1630. Là on trouve les formules les plus variées pour : pommes odoriférantes ; onguents, cachets ; décoctions à prendre le matin à jeun ; électuaires, sirops, etc. Ces préparations étant déclarées absolument souveraines contre la peste, il faut se demander comment il peut y avoir encore des pestiférés
Malheureusement ces antidotes, ces remèdes demeurent trop souvent inefficaces et il ne reste que cette mélancolique constatation de maître Nicolas Goddin, reproduite par Gaplet (op. cîL, P- 23) :
« Tous ceux qui sont touchés de cette maladie, doivent principalement avoir leur espoir à Fauteur de vie par la mort duquel sommes tous vivifiés et conduits .au lieu de vie perpétuelle, qui remeut en santé les pouvres patiens qui ont ferme foy et bon espoir en Luy. Auquel soit honneur et gloire à jamais. Amen. »
56. Il est spécifié que certains sachets ont été utilisés par l’empereur Ferdinand I®" et le pape Adrien VI. — Altro pretiosissimo sacchetto usato dall’ Imperatore Ferdinando primo, in tempo di contagione. — Titre de l’ouvrage : Scella, Compendio, et Raccolta d'alcuni medicamenti rationali, quali tanto ne' nobili, quanta ne' poveripossono valere à curare il présente male contagioso in quai si voglia persona, Raccolti et composti dall' Excell. Sig. dott,, Francesco Muratori, Angelo Michèle Sacchi, Virgilio Blanchi, Tomaso Giani, et Giacino Lodi, in-4, 36 p., in Bologna, MDGXXX (collections de l’auteur).