‹ Histoire de la charité (volume 5)Chapitre 48 sur 197 · Faidherbe, Les médecins des pauvres, op. cit., p · texte numérisé non relu

Faidherbe, Les médecins des pauvres, op. cit., p

23. Prudhomme, op. cit., p. 80. Follet, Hôp. lillois, op. cit., p. 49. A Mühlberg, sur l’Elbe, la rue du Royaume du ciel est fermée avec des planches. Année 1627 (Lammert, op. cit., p. 96).

LES MALADIES ÉPIDÉMIQUES

Pour les maisons isolées, on fournit les choses indispensables nu moyen de perches ou autres moyens semblables. Afin de distinguer ces maisons infectées, soit vides, soit habitées, on y attache des bottes de ' paille puis l’usage devient pour ainsi dire général de peindre à la chaux sur le mur, une grande croix blanche 11 est défendu sous des peines sévères d’enlever ou d’effacer ces insignes avant un temps déterminé. « Tous propriétaires, dit l’ordonnance de 1531, et locatifz des maisons estans en la dicte ville de Paris esquelles, puis deux mois en çà, ont esté mallades aulcunes personnes de peste ou allez de vie à trépas... Quhlz aient à mectre ou faire mectre es fenetres des dictes maisons ou aultre lieu plus apparent une Croix de boys. Et au meilleu de la principalle porte, hüys, et entrée dudict hostel une aultre croix de boys clouée et fichée contre lesdictes portes et huys. A ce que chascun en puisse avoir congnoissance et soy abstenir y entrer » (Ghereau, Peste de

24. Lammert, op. cit.^ p. 204. A Traunstein (1649), affirme ce même auteur (p. 269), on plaçait à quelque distance de ces maisons, sur une table recouverte -d’un drap, des vivres, des remèdes, des hosties consacrées^ en nombre égala celui des malades, après quoi prêtres et laïques s'éloignaient. Les malades avertis venaient prendre le tout et retournaient en leur logis. Nous laissons à Lammert la responsabilité de ce fait, nous bornant à le reproduire d’après lui. Cet historien note également cette particularité horrible (p. 204) de malades mourant en •ces maisons fermées et dont les cadavres sont jetés dans la rue ; ville de Lohr, année 1635. Ce fait est également mentionné par plusieurs écrivains lors de diverses pestes.

25. Ordonn. pour Paris, 16 nov. 1510, enjoignant à tous ceux « qui occupentdes maisons infectées de peste, de mettre à l’une des fenêtres ou autre lieu plus apparent une botte de paille, et de l’y laisser encore pendant deux mois après que la maladie sera cessée, à peine d’amende arbitraire » (Delamare, op. cii., I, p. 649).

26. « Seront faictes croix blanches et noires à huiles devant les maisons pestiférées, affîn qu’elles soient cognues, pour éviter tout dangier de peste » (Clément Janin, op. cit.., p. 43). « Acciô le case infette si conoscessero dalle altre, le segnorno de una croce bianca... » (Besta, op. cit., p. 30). Joubert, La peste de Châteaii- 'Gonthier, 1626-1627, in-8, 12 p. Angers, 1881, p. 7. D'' Boucher, Acad, de Rouen, op. cit., p. 188. Nous trouvons à Lilles de larges raies blanches sur les murs (Faidherbe, op. cit., p. 229). Dans le Tyrol on voit ces marques remplacées par lune flèche suspendue à une fenêtre (1635) (Lammert, p. 211).

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