‹ Histoire de la charité (volume 5)Chapitre 5 sur 197 · Dôllinger, I, p · texte numérisé non relu

Dôllinger, I, p

17. « Il y avait autrefois, dit-il encore, des chrétiens qui aimaient tellement les pauvres qu’ils les appelaient leurs maîtres et leurs fils, leur lavaient les pieds, leur préparaient à manger et les servaient à table ainsi qu’a fait Jésus-Christ Notre Seigneur lui-même. Maintenant on leur défend l'entrée des villes, on les chasse et on leur ferme la porte comme s'ils étaient des réprouvés ou des ennemis publics. » (Dôllinger, I p. 47 et 51.)

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avec une préface de Luther, n’est pas moins explicite : « Si sous le papisme on se montrait par trop empressé à se dépouiller en faveur des couvents et des autres établissements religieux, ce sont les dispositions contraires, c'est-à-dire l’avarice, la lésine, envers les écoles, aussi bien qu’envers les églises qui se manifestent aujourd’hui sous le règne de notre excellent Evangile. » 11 déclare (lettre aux ducs de Saxe, 1556) « non, il n’j a plusde générosité, plus de miséricorde ! Ces misérables paysans qui cependant ne se refusent rien pour satisfaire leur penchant à l’ivrognerie, et ne reculent pas non plus devant les sacrifices nécessaires pour procurer un gardien à leurs pourceaux, ces misérables paysans laissent mourir leurs pasteurs dans la détresse » (Dollinger, 11, p. 131-132).

Jean Wildenauer (dit Egranus) écrit vers la même époque (1534) : « Je dis que la nouvelle doctrine sur la foi et les œuvres est des plus pernicieuses ; car enseigner que la foi seule suffît pour le salut c’est évidemment autoriser le peuple à mener une vie sensuelle et païenne. Quelle charité ne se refroidirait en effet, et quel zèle ne se ralentirait, quand on entend assurer que les bonnes œuvres sont inutiles et sans mérite, attendu que la foi seule est suffisante? On se plaint, de toutes parts, qu’en l’absence duhien, devenu un non-sens, le ma/ a tellement pris le dessus qu’il ne peut plus même être question de le reprendre, encore moins de le punir. Mais à quoi peut tenir cet état de choses, si ce n’est à ces funestes principes qui tendent à jeter le discrédit et le mépris sur les bonnes œuvres et la vie chrétienne ? » (Dollinger, 1, p. 131.)

« Puisque dit, en 1539, Gaspard GüteD^, l’impiété, l’injustice, la dureté envers les pauvres, avec tous les genres de vices et de péchés, vont chaque jour en s’aggravant. Dieu ne peut manquer de nous retirer le précieux trésor de sa sainte Parole et d’affliger l’Allemagne de calamités telles qu’on regardera comme un grand bonheur d’y échapper parla mort» (Dollinger, 11, p. 63).

Martin Bucer, ancien dominicain, marié avec une religieuse, un de ceux qui osent favoriser la bigamie de Philippe de Hesse

18. Ancien Prieur d’un couvent d’Augustins, devenu zélé partisan de l’opinion Luthérienne.

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