‹ Histoire de la charitéChapitre 103 sur 112 · Collection Petitot, t. VII, p · texte numérisé non relu

Collection Petitot, t. VII, p

69. « Soyez loyal en faicts et dictz ; tenez vostre paroUe ; soyez secourable à povres veufves et orphelins et Dieu le vous i^uerdonnera. La tierce que des biens de Dieu vous donnera vous soyez charitable aux povres nécessiteux, car donner pour l'honneur de luy n'apovrit oncques homme ; et tenez tant de moy, mon enfant, cpie telle aulniosne pourrez vous faire, qui grandement vous prouffîtera au corps et à Tâme. Vêla tout ce que je vous encharge »> {Hist. composée pur le loyal serviteur, collection Petitot. t. .XV. p. 155 ; t. XVI, p. 131-135).

pauvres ; ils mènent avec eux un médecin et payent les remèdes ordonnés: « Molto volte anche menavano con se qualche medico, gli facevano visitare i poveri ammalati, pagavano di ioro spese quanto era stato dal medico ordinato, e davano essi stessi le medicine. » Cette conduite est admirée, imitée, de là prend naissance une confrérie puissante accomplissant beaucoup de bien (Vitali, op. cit., p. 329).

En 1492, le bienheureux Bernardin de Feltre fonde à Vicence une société de gens riches allant visiter les pauvres à domicile ; plus tard, 149i, il donne la dernière main à cette organisation placée sous le patronage de saint Jérôme, elle comprend soixantedix membres appartenant aux familles les plus distinguées de la ville. Les associés, devançant les conférences de Saint-Vincent de Paul du XIX® siècle, s'engagent à certaines pratiques de piété et de pénitence ; mais leur but principal est d assister les malheureux. Chaque semaine ils visitent les personnes qui ont besoin d'être secourues, les soignent quand elles tombent malades et les disposent à mourir saintement (P. Ludovic de Besse, Vie du Bienheureux Bernardin de Feltre, t. !«', p. 298 et 335).

« Dans presque toutes les petites villes et dans la plupart des villages du Sud-Ouest de la France il existe des confréries et associations de charité mutuelle entre les cultivateurs. Ces confréries comptent, à côté de l'ouvrier et du travailleur de la terre, des bourgeois, des ecclésiastiques, qui apportent leur offrande à l'œuvre commune, et de ce rapprochement, de cette association philanthropique naissent forcément des relations affectueuses, cimentées par un échange constant de services. L'organisation de ces confréries comporte un bureau composé de deux ou trois majoraux, d*un ou plusieurs membres chargés des convocations, de visiteurs et de veilleurs pour les malades » (Forestié, La vie rurale au XIV^ siècle dans le Sud-Ouest de la France, in-8, 1886, p. 33).

Au Danemark, après l'introduction du christianisme et dès le xïv® siècle, des sociétés placées sous le patronage de saint Canut se cotisent pour faire dire des prières, des offices religieux, assister les pauvres, les pèlerins, les personnes qu'atteint la maladie (Allen, Histoire, op. cit.,i. I**%p. 98). Des associations

analogues sont nombreuses en Suède (E. Geyer, Hist. de Suède^ in-8, 1839, cliap. VII, p. 125, trad. de Lundblad).

§ 5. — Exemples de fondations ou de legs au profit des classes

nécessiteuses,

11 est facile de se rendre compte, ^ême par Texamen le plus superficiel, que les fondations et legs en faveur de Tassistance sous toutes ses formes, en dehors de Thospitalisation, se comptent par milliers et par milliers.

Presque toujours les testaments contiennent des dispositions charitables. Dans nombre de localités on trouve des aumônes publiques assurant aux indigents des distributions de vivres plus ou moins fréquentes ; plusieurs de ces aumônes doivent leur origine au concours de tous les citoyens pour combattre une famine. Le fléau disparu, les heureux résultats obtenus font maintenir Tœuvre *^.

La préoccupation des bienfaiteurs se porte vers le soulagement de tous les genres d'infortune. En premier lieu nous trouvons les répartitions de bîé, de pain, d'argent. Louis VII, Tannée de mort de Suger (1152), fait un don considérable au monastère d'Argenteuil à la charge de nourrir chaque année trois cents pauvres le jour anniversaire de la mort du grand ipinistre'^

En 1305, le couvent de Segeberg vend une rente annuelle de vingt marcs ; .iix-huit sont destinés aux malheureux (Uhlhorn, op. cit,, p. 133). Vers la même époque, un citoyen de Brème

70. «• L'aumône (ccnéralc de Romans doit son origine à une famine survenue au XIV" siècle. La charité privée étant devenue insuffisante, les notables de la ville formèrent un bureau pour distribuer des secours aux nécessiteux. Cette aumône fut appelée ijènérale en raison du grand nombre d'individus qui y participaient. Après la cessation du fléau, on conserva cette bonne œuvre dont on avait apprécié les avantages.

M Cette institution, bien administrée, rendant d'importants services,possédait la conflance des autorités et les sympathies de la population ; aussi prit-elle beaucoup d'extension, tant par les nombreuses donations qu'elle reçut des particuliers, que par les anciennes fondations charitables qu'on lui réunit » (D'' Ulys. Chevalier, Hôp. de Romans^ op. cit.^ p. 220).

71. Donation rappelée dans des lettres confirmatives de Louis XI, 1463 (Ordon., t. XVI, p. 75.

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lègxie cents marcs à un monastère à charge de distribuer chaque année, lors de la fête des saints Pierre et Paul, des pains de froment (Uhlhorn, op. a7., p. 134) ^2.

L'an 1381, sir JoHn Philpot de Londres donne des immeubles dont le revenu doit être affecté à secourir treize malheureux, dont cinq femmes '^^,

Jean Nonnenberg von Montabaur, citoyen de Coblentz, lègue à cette ville, 1409, une propriété et une vigne étendue (Haus und einen grossen Weinberg), à condition de distribuer trois fois par semaine, les dimanche, mercredi et vendredi, des pains aux pauvres (Brentano, op, cii,, p. 119).

A Paris, Denis de Mauroy, procureur général, s'exprime ainsi (1411) : <( Je veuil que depuis le jour de mon enterrement jusquesà huit jours après on donne chascun jour trois aumosnes pour Dieu, en lonneur de la benoistre Trinité de Paradis, à trois povres, s'est assavoir à chascun une pinte de vin, un pain de deux deniers et un petit blanc, et que on leur charge qu'ilz prient Dieu pour moy et pour ma dicte compaigne... » (Tuetey, Testaments enregistrés sous Charles V7, op. cit,, n® xxxiv, p. S31).

Marguerite de Bruyères, dame des Bordes, veut « une donnée estre faicte à tous venans de la somme de huit deniers Parisis à chascun le jour de son obseque » (Tuetey, op, ait, y XLI, p. 579).

Nicolas de TEspoisse, notaire et secrétaire du Roi (1419), ordonne qu'il soit distribué « pour Dieu la somme de cent frans d*or ou la valeur en autre monnoye le jour de son obit, qui tant

72. « De pareilles donations et fondations, ajoute Uhlhorn(p. 137), étaient administrées avec soin par les établissements lé^jataires. Inscrites sur un livre spécial, tenu à jour, un employé veillait à leur exécution minutieuse. »>

73. « Item lego quinque hominibus paupcrimis in honore quinque vulnerum Jesu Christi ac quinque mulieribus debilibus et pauperibus ad honorem quinque gaudiorum beata; gcnclricis Mariœ ac ctiam tribus hominibus antiquioribus et pauperioribus in honore Sanctiu Trinitatis sinpulis diebus in perpetuum tresdecim denarios argenti scilicet unicuicfuc eorum per se unum denarium per diem qui quidem dcnarii volo et Icpo quod solvantur etdislribuantur ac tresdecim personae pauperes elegantur et nominantur per predictam Marjrart'tam uxorem meam dum superstes fuerit et postca per majorem et recordatorcm civitalis pra?dicta; qui pro temporc fuerint » [The endowed churiliesof thc city of Lontion, in-s, London, 1829, p. 165). Il faut remarquer que les fondations anciennes si nombreuses mentionnées dans ce volume, ne le sont pas au point de vue hist<»rique. Elles subsistent toutes au xix' siècle, ce qui est une manfue du resi)ecl des Anglais pour les fondations charitables de cette nature.

trouvera lors de povres à donner quatre deniers Parisis àchascun, et le surplus, se demourant y a, dedens ung mois après à povres créatures, mesnagiers honteux, et filles à marier » (Tuetey, op. a7.,XLV, p. 610).

Le testament d'un citoyen de Roubaix (1446) porte don de IS sous aux pauvres de la communauté le jour de son enterrement, et de deux rasières de blé converties en pain aux messes anniversaires (Leuridan, op. cit., p. 64).

Matthew Ernest, de Londres, 1S06, décide que les marguilliers de la paroisse de st. Dunstan doivent donner chaque samedi à cinq pauvres de leur choix (alternativement à des indigents et à des indigentes) un penny en leur recommandant de prier pour Tâme de leur bienfaiteur [Endowed charities^ op, cit,^ p. 68).

William Copynger (1512) lègue aux gardiens et à la compagnie des marchands de poissons de Londres, une maison; ils sont tenus d'allouer une partie des revenus à des chefs de famille nécessiteux domiciliés sur la paroisse Saint-Michel [Endoived charities, op. cit.^ p. 562).

Quelques autres fondations méritent une mention particulière :

A Autun, Yaumône Saint-Léger '^*.

A Torigine, on la fait en tout temps à quarante nécessiteux. Plus tard, au xiii® siècle, elle devient accessible à tous les pauvres : « omnibus Christi pauperibus ibidem confluentibus » trois fois par semaine durant le carême. Le chapitre ne tarde pas à succomber sous la charge, et Tévêque d'Autun, Barthélémy, est obligé de lui céder les revenus de trois églises pour accroître les ressources destinées aux solliciteurs (1306). En 1311, nouvelle donation de révêquellélie. Ces libéralités épiscopales permettent aux chanoines de suffire 17 fois par an, les lundi, mercredi et vendredi de chaque semaine de carême, aux nombreuses demandes qui leur sont faites. En 1437, Tannée atteignant le chiffre le plus élevé, on compte 332 sextiers de blé, soit 15.936 pains ou 63.544 portions, accusant la présence régulière de 3.737 personnes à chacune des distributions.

La ville de Montpellier a son aumône générale de l'Ascension^

74. A. de Charmasse, L'Institution charitable de iaumône de saint Léger^ à Autun (677-1668;, in-8, 69 p., Aulun, 1890.

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en rhonneur de laquelle la fête du Triomphe du Sauveur s'appelle « le jour de las caritats ».

La bénédiction des pains a lieu dans Téglise Saint-Firmin, on les porte ensuite en procession et tous les pauvres reçoivent leur part. Cette coutume remonte à une époque si ancienne qu'il est impossible d*en découvrir Torigine. Un testament en fait mention dès 1219.

Le cérémonial des consuls parle de mille pains; le chiffre s'augmente rapidement, puisqu'un acte de 1464 évalue les participants à six mille (Germain, op, cit,^ p. 52).

En 1284, une rente de cent livres parisis, somme importante pour l'époque, est léguée par Jacques Louchart, de Lille, afin de servir à perpétuité une rente aux pauvres. La moitié étant employée en répartition de blé entre Pâques et la Nativité de •saint Jean-Baptiste ; le reste s'appliquant à des achats de drap, de toile, de chaussures, depuis la Saint-Remy jusqu'à la Toussaint "^.

Jean de Mâcon, jurisconsulte français, fait au prieuré de Saint- Samson d'Orléans, 1398, une donation grevéede diverses charges, notamment de messes anniversaires; il veut de plus que le premier février de chaque année deux frères du Prieuré choisissent dix pauvres des plus estimables et leur servent un dîner tous les jours, du mercredi des cendres au lundi de Pâques. Ces malheureux obtiennent en outre lejeudi saint, après le lavement des pieds, une somme de quarante deniers.

« Le menu du repas est déterminé soigneusement par l'acte de fondation. 11 y a, pour chaque pauvre, un pain, un potage, une chopine de bon vin pur, un hareng, de la moutarde, et, comme dessert, des noix. Une fois chaque semaine, outre les dix harengs, on sert une grosse carpe, ou deux petites, ou quelque autre

75. Ed. Van Hende. Jacques Louchart bienfaiteur des pauvres. Considérations sur une rente de cent livres parisis léguée en lfS4^ in-8, 18 p., Lille, 1880. L*auteuri après avoir étudié la diminution progressive d'une rente de cent livres parisis au cours des siècles, fait la réflexion suivante, fort judicieuse: « Au lieu d'être caduque, cette fondation aurait conservé toute son importance, si Jacques Louchart eût laissé un fonds déterre. Les biens ruraux ne reçoivent aucune atteinte des fluctuations qui amènent l'anéantissement des autres valeurs vénales, parce que les revenus qu'on en tire s'élèvent, avec le t^mps, en proportion des ressources nécessaires à la satisfaction des mêmes besoins » (p. 17).

poisson ; s'il le faut, quand les chopines sont vidées, on peut faire circuler une ou deux pintes de vin. Le vendredi saint, le dîner se compose uniquement, en principe, de pain et de potage; mais, à titre d'exception, pour les pauvres qui en ont besoin, on ajoute un hareng et du vin. Le jour de Pâques, il y a deux plats de viande, un de mouton et l'autre de veau, plus deux volailles.

(( Les dix pauvres doivent prendre ensemble leur repas et consommer sur place tout ce qui leur est servi. Ils ne sont pas autorisés à emporter chez eux le pain, le hareng et le vin, à moins quils ne tombent malades pendant le diner. La salle à manger est chauffée au moyen de deux bûches et d'un fagot. Si même la température est rigoureuse, on peut ajouter un second fagot ''^. »

Jacques Louchart veut que le» nécessiteux soient bien vêtus en hiver; c'est la préoccupation de nombre de donateurs.

Il existe à Limoges, peut-être dès le xii® siècle, ufte confrérie distribuant des vêtements : « Confratria pauperum induendorum (Coffrairia deu draps au paubres vestir) » (Guibert, Confréries à Limoges^ in-8, 1883, p. 5).

Robert, comte de Boulogne, lègue (1314) cent livres tournois pour vêtir les indigents ; plus cent autres livres tournois en vue de marier les filles pauvres de ses terres d'Auvergne (Péghoux, op. cit., p. 36). Au même siècle, donations à Lyon comportant la délivrance de XLI robes et de XL chemises '''. A Roubaix, distribution à la fin de Tobit du donateur de 14 aunes de toile à 7 vieilles femmes, à 14 gros l'aune, pour faire deux chemises. De plus sept paires de souliers et 36 sols en argent (Leuridan, op. cit., p. 64).

Un chanoine nommé Hermann achète à un couvent d'Allemagne deux rentes qui, après sa mort, doivent être employées à 4 'achat de 40 robes, 60 paires de souliers à répartir en aumône, moitié à la Saint-Nicolas, moitié lors de la fêle de la Purification (Uhlhorn, op.d/., p. 134).

Jean d'Essoyes, secrétaire de la reine Isabeau de Bavière (1403),

76, E. Caillcmer, Jean de Blanol, in-S, VIII, 59 p., Lyon, 1903, p. 53,

77. Georges Giii^rue, Le livre de raison d'nn hourgeo's de Lyon au XIV' siècle, iii-8, Lyon, 1H82. « Item por XLI roba ou povrors Jhesu-Crist, XIIII, lib. V. Item por XL chemises, IIII lib. V. »

veut que Ton donne aux porteurs de torches à ses obsèques, des vêtements et des souliers "^.

Denis de Mauroy, procureur général, que nous venons de nommer déjà, s'exprime en ces termes (1411) : « Je veuilet ordene que, tantost après ma mort ou au plus tost qu'il se pourra faire, Ten reveste en la parroisse de Coulommiers treze povres créatures sans faintise et sans faveur que on ait à elles, de cotte, de chaperon, de chausses, de solers, de braye et de chemise, quant aux hommes, et de chemise, quant aux femmes, tous neufs ; et que on les leur face faire, et que on paye les façons, et que on les encharge de prier Dieu pour Richarde et pour moy ; et que l'en quiere une povre femme sans faintise qui ait un petit enfant au dessoubz de trois ans, et que pareillement ilz soient revestuz comme les autres dessus diz » (Tuetey, op. cit., XXXIV, p. 536).

Jean de Noyers, chapelain de Notre-Dame, veut (141 S) que le jour de ses obsèques « six povres teignent les torches, et soient esleuz les plus diseteux charitables que Ten pourra trouver, qui auront chascun ung solers et chausses, ou pris de dix solz chausses et solers a chascun des six povres » (Tuetey, op. cit.^ XXXIX, p. 570).

Nicolas de l'Espoisse (1419) ordonne que « toutes ses robes et pennes, chausses, chapeaux, chemises et ses autres habiz de sa personne, soient donnez pour Dieu en lestât qu'elles seront, ou vendues et l'argent donné et distribué à povres créatures, où l'en verra qu'il sera bien emploie, tant fillettes à marier pour aidier à elles vestir, comme à autres misérables personnes et povres mesnagiers honteux » (Tuetey, op, cit. y XLV, p. 613).

Au service annuel (Je Jean Jouvenel de Tournai (mort en 1429), indépendamment des secours en nature, les administrateurs achètent onze aunes de drap pour faire des chaperons baillés à « six povres honnêtes assistant à l'obit et aussi six paires de forts sorlers à hommes au lieu d'habits » (Delaunay, op. cil., p. 117).

Diverses donations (1 430-1 457) sont faites en faveur des orfèvres

78. « Quas lorchias tredecini paupercs tencbunt, qui habcbunt (piilibet iinam lunicani seu robam cl uiium capucium de bnineta vel burello iiijfro, unum par solularium, el duos sulidos Parisiensium » (Tueley, op. cit.^ p. 347).

très pauvres de Londres pour leur permettre de tenir leur rang dans la corporation '^*.

Les statuts révisés du chapitre de Saint-Bamard en 1472 l'obligent à distribuer tous les ans, aux plus nécessiteux, le jour de la Toussaint : trois robes de drap de trois aunes, et le jour de la Saint-Bamard : 26 robes de même qualité (Ulys. Chevalier, Hop, de Romans^ p. 42).

11 ne suffit pas de manger, ni de se vêtir, il faut se chauffer, surtout dans les régions du Nord et les pays montagneux, aussi trouvons-nous une comtesse d'Auvergne (xiv* siècle) léguant aux pauvres de Clermont une forêt nommée ensuite le bois de t aumône (Péghoux, op, ait,, p. 37).

A Londres, les allocations de charbon de terre ou de charbon de bois sont fréquentes. Les testateurs indiquent exactement le nombre de quarters qn il convient de répartir ^. Exemple : John Costyn (1442), 100 quarters of coals to poor men, householders in the said parish of Allhallows.

Nous voyons encore des legs en faveur : 1® de pauvres honteux ; 2® de vieillards ou de femmes veuves 8* ; 3® des orphelins 8- ; 4** des prisonniers ^ ; 5® des prêtres pauvres. Les visiteurs de ces derniers ont l'obligation de ne pas délaisser un confrère malade, excepté en cas de peste, soltanto nel caso di pesti- Zcnsa (Passerini, op. ciL^p, 530-531).

L'œuvre de Santa-Maria nuova dans la même ville de Flo-

79. John Hille (1430). cilizen and goldsmith. On condition that the wardens should, oui of the rents and profits, givc to thirtcen poor groldsmiths in the greatest indi^çence, thirteen black powns in those years that the livery customariiy hâve new clothingr... William Walton (1458) citizen and goldsmith.... » {Endowed charities, op. cil.^ p. 385-386).

80. Mesure de charbon de terre valant 8 boisseaux ou 2 hectolitres 908. Voir dans le volume cité les libéralités de Henry Jordeyn, 1468, p. 561 ; John Stewart, 1481. p. 30i; Stephen Liltlebaker, 1503, p. 305; Joan Chamberlain, 1504, p. 52; John Barrett, 1511, p. 389.

81. Jeanne la Héronne que nous avons déjà vue s'occuper des femmes en couches de rilôtcl-Dieu (1409) fait également la disposition suivante! «Item povres femmes vesves à distribuer par ses diz exécuteurs, jusques au nombre de XIH, quatre livres Parisis» (Tuetey, op. cit.^ XXIX, p. 488; Agas Hardinge, 1513, J^ndowed charities, p. 390}

82. Jean de Noyon, 1415 (Tuetey, op. cit., XXXIX, p. 575). Nicolas de l'Espoisse, lil9 (Tuetey, op. cit., XLV, p. 619.

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