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John Draper, 1496 (Endowed charités , p

330 HISTOIRE DE LA CHARITÉ. — TKOtKIÈME PARTIE. CHAPITRE r*"

rence (1487) est une véritable société de secours mutuels, avec paiement d*une cotisation minime : « cioé di un soldo da retribuirsi ogni mese » ; somme évidemment insuffisante sans les subsides de la charité des fidèles. (Passerini, op, ciL, p. 53 i).

Nombreuses sont les fondations pour doter les filles pauvres. A Pistoie il y en existe au moins sept avant le xvi" siècle (Bargiacchi, t. II). On en rencontre fréquemment dans le Sud-Ouest de la France : « per las piuselas maridar » ; la dot varie de 3 à 10

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A Rome, deuK archiconféries — del Gonfalone (1350), delta santissima Annunziaia (1460) — reçoivent des offrandes pour ce but : « Raccogliere limosine per dotare le povere fanciulle et sarvarle délia seduzione » (Morichini, op. cit.^ p. 346-357).

A Florence, TArciconfraternita di santa Maria délia misericordia s^occupe de Tenterrement des morts ; des enfants délaissés ; des vêtements à distribuer aux pauvres ; des prisonniers et des dois pour les jeunes filles à marier (Passerini, p. 444-448).

Pierre d'Auxon, médecin, n'oublie pas en 1410 ces pauvres filles, il affecte une portion de son hérédité : « pro uxorando pauperes filias » (Tuetey, op, cit. y XXXI, p. 509).

Testament de Jean Angelin, épicier de la rue Saint-Denis k Paris (1412) : « à dix povres filles à marier, à chascune dix frans, à Tordenance, repart et voulenté de ses diz exécuteurs, et là où ilz verront qu'il seroit bien emploie pour Dieu et en aumosne. et en Taugmentacion de leur mariage » (Tuetey, op. cit.. XXXVI, p. 550).

En 1441, un chanoine dé Cologne lègue à sa ville natale Dorsten, une somme élevée dont les intérêts sont destinés à former des dots pour 20 jeunes filles, à condition qu'elles se marient dans la cité : « Die sich in der Stadt verheirathen. » Elles sont également obligées d'assister à la messe dite en mémoire du testateur.

Fondation pareille k Cologne où le citoyen Henry Haich donne un capital d^ six cents florins (Uhlhorn, op. cit,^ p. 303).

A mentionner, en terminant, cette courte nomenclature, les fondations pour bains gratuits si fréquents en Allemagne (Jans-

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