‹ Histoire de la charitéChapitre 105 sur 112 · E. Forcstié, op. cit., p · texte numérisé non relu

E. Forcstié, op. cit., p

sen, op, cit., liv. III, chap. II, § 3, p. 337-338) :« Une sollicitude particulièrement attentive aux besoins des classes laborieuses, pour la propreté et la bonne tenue des artisans, des serviteurs, des pauvres, dit le \iyj^ de l' Exhortation chrétienne, éiablit ces bains dans les villes et les villages. C'est une habitude très louable, très profitable à la santé, que de se baigner au moins tous les quinze jours. »

Des bienfaiteurs déposent souvent alors entre les mains des magistrats un petit capital, afin que tous les ans au jour anniversaire de leur décès des baips soient préparés aux indigents. Ces sortes de fondations portent le nom de « bains des âmes ». En effet, les pauvres réconfortés par ce bain et le repas qui le suit, sont tenus de prier pour ceux auxquels ils doivent ce soulagement. A Nuremberg, au commencement du xvi^ siècle, ces inventions ingénieuses de la charité se trouvent tellement multipliées que le Conseil de ville se décide à employer une partie des revenus en autres bonnes œuvres.

Dans les villespossédant des sources minérales on n'oublie pas les nécessiteux ; depuis les temps les plus anciens, ainsi que le constate un document de 1480, l'entrée des bains de Baden- Baden est, pour l'amour de Dieu, laissée libre aux indigents.

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