XIII» siècle (Le Cacheux, op. cit., I, p
37. « Consilium venerabilis episcopi nostri Mauricii, in capitulo nostro.commiini omnium assensn ; ad remissionem omnium pcccatorum nostrorum^ constituinius quod quicumque canonicus ecclesie nostre decesserit, vel prébende sue quocumque mod<3 abrenunciaverit, post ojusdcm (deccssum) vel abrcnunciacioncm, Hospitale Béate Marie, quod est aiitc portam ecclesie, ejus culcitram cum pulvinari et linteaminibus omni occasione et contradictionc remota, ad opus puuperum habeat ; si vcro mansionarius in civita(e non fucrit, vel ibi lectum non habuerit valcns XX solidos, de suo accipiatur, donec predicta intègre eidcm Hospitali restituantur » (Briële, Arch. de l Hôtel-Dieu^ op. cit.^ p. 3).
son décès, et les jours qui suivent, s'il y a des restes, toutes les espèces d'aliments dont ils ont envie et que Ton peut se procurer: « Tali quidem conditione quid egrolantibus tantum predicti hospitalis, quicquid cibarionim in eorum venerit desiderio, si tamen possit inveniri » (Husson, Etudes sur les hôpitaux^ p. 493).
Donation par Richard Escret et Pétronille, sa femme (1204), destinée à la nourriture des malades chaque dimanche de carême.
Autre libéralité de 22 livres de rentes (A. Du Noyer, 1207), pour la célébration d'un obit annuel ; une somme de dix sous (X solidos) devant être ce jour là employée à améliorer la pitance des administrés.
En 1209, Philippe-Auguste abandonne, au profit de l'hôpital, les jonchées de son palais, lorsqu'il quitte Paris •'^. Un chanoine de Saint-Etienne de Troyes veut (1212) que huit poules soient données chaque année le jour des morts aux plus exténués des hôtes de THôtel-Dieu.
Tiphaine Commin (1294) lègue 20 livres parisis à prendre sur le revenu de diverses maisons ; quatre livres sont affectées à des services anniversaires, le reste étant employé à acheter de la toile destinée aux malheureux infirmes et aux novices: « Pro telis emendis ad opus infirmorum in dicta domo Dei jacentium. »
Pierre du Châtel, chanoine, s'exprime ainsi (1394) : « Item, je vueil que on donne et distribue aux povres de TOstel-Dieu de Paris, par la manière que je l'ay acoustumé à faire, en baillant à chascun povre un blanc de IIII deniers pour une fois, et qu'il soit continué jusques à ce que on ait donné L francs » (Tuetey, Testaments, op. cil,, p. 34).
Un autre chanoine, Jean Guiot (1404), lègue IIII escus, tous les draps de lit et « cueuvrechiefs » en sa possession le jour dé « son trespassement » . Philippe Vilate, procureur au Parlement,
38. Philippe IV (1309) étend ce don aux établissements charitables proches des lieux où il séjourne durant ses voyajfes : « Omnia fenamina, pro nobis et ^entibus nostris in dictis castris et domibus apposita, propinquiori domni Dei. domo scu Castro in qua vcl quo hospitari fueranius, vel leprosaric si ibi non fuit domus Dei » (Dcpoin, Cari, de Ponloise^ op. cit.^ p. 103).
laisse également son lit aux pauvres (1410) : <( Lego domui Dei Parisiensi lectum meum in quo jaceo. »
Jean Creté, maître des comptes (1407), attribue XL francs à Tachât de draps destinés à ensevelir les morts. Il veut aussi que Ton se procure de la toile à répartir entre les administrés « de Tospital du saine t Esperit en Grève. »
Jeanne la Héronne, poissonnière d'eau douce (1409), donne six francs pour les distribuer en la main « des povres malades et accouchées. »
L'année suivante, testament de Pierre d'Auxon, médecin du Roi ; son legs de 400 livres est divisé en trois parts : 100 livres affectées à des dons manuels, 100 livres pour un obit solennel, le reste demeurant au profit de la maison: «Ducentum qui remanebunt ad utilitatem dicte Domus» (Tuetey, Testaments ^op, cit., p. 267).
Hugues IV, vicomte de Châteaudun, gratifie l'Hôtel-Dieu de cette ville (1154) de la somme nécessaire pour nourrir les pauvres de pain, vin et poissons, le jour du Vendredi saint.
L'an de grâce 1170, le chapitre d'Orléans affecte au grand hospice touchant Tégliseetaux malades qui y sont soignés deux prébendes de chanoines.
Nicole Jourlaine (1512) a baille et laisse à Thospital Saint- Jacques aux Pèlerins (Paris) deux pièces de tapisserie de layne semée de verdure et plusieurs bestes et oyseaulx à elle appartenant ».
En 1480, don à Thôpital de Villefranche en Beaujolais de « huict covertes de layne de la largeur de deux aulnes, et de longueur deux aulnes et tiers, et quatre autres faictes à bandes jaune, violet et noyres, et au bord, chascune bande blanche. »
Genève nous offre (au xiv® siècle) des exemples de petites libéralités, consistant en lits garnis, serviettes (mantile), nappes,
etc.
Le Custos de la maison de Saint-Martin de Worms abandonne à cet asile (1283) un lit et deux taies d'oreillers en lin. Le scolastique Jean de sainte Marie ad gradus (Mayence) fait profiter Thôpital d'un lit complet, d'une couverture de laine et de deux draps (Uhlhorn, op. cit.^ p. 242).