‹ Histoire de la charitéChapitre 16 sur 112 · Harfçiacchi, op. cit., I, p · texte numérisé non relu

Harfçiacchi, op. cit., I, p

10. « Ordinatum acreformatum ait quod in Concilio Pnpuli eligantur 4 cive» bouc condilionis, opinionis, vitacet famœ, quivocenturoperarii^officiales^guberl^atores, seu administratores ippius » (Bargiacchi, op. cit., I, p. 206).

11. DuUcInnocent II (1139), hôpital de Tournai : «Si le prêtre désigne par le chapitre apporte (ce qu'à Dieu ne plaise) de la négligence envers les pauvres de Jésus-Christ et qu'ayant été averti, il refuse de se corriger, qu'il soit privé de sa place et que le Chapitre lui en substitue un autre qui se rendra plus utile ; après avoir convoqué à vos Chapitres les bourgeois les plus respectables, que Ton choisisse pour adjoint à ce prêtre un laïc d'une conduite irréprochable, qui sera chargé de la dispensation du temporel, et d'exercer les soins les plus vigilants envers les pauvres »> 'Dclaiinoy, op. cit.^ p. 12 et 13).

prêtre desservant, d économe et de receveur sous*la surveillance du chapitre de la cathédrale. Au xv® siècle (1447), le clergé fait appel au concours de la bourgeoisie. Il est décidé, d'un xîommun accord, que Taumônier, une fois élu par une commission composée de six chanoines et six notables citoyens, cette commission désigne \m laïque chargé de l'économat avec mission de provoquer les dons et legs dans le public et d'en faire recette ; l'aumônier continuant à percevoir les revenus ordinaires. Le chapitre reste seul juge des comptes (Léon Maître, Hôpitaux de Nantes, op. cit., p. 22 à 25).

Un gentilhomme limousin, Bernard de Rascas, fonde l'hôpital Sainte-Marthe d'Avignon (1354), ainsi qu'il est dit précédemment. Il veut que cette maison soit dirigée par quatre prêtres de la Trinité, ordre de Saint- Augustin ; s'ils s'acquittent mal de leur tâche, le fondateur se réserve la faculté de leur substituer ime autre congrégation. Après sa mort ce droit revient à l'évêque et aux consuls. Ces quatre prêtres entendent la confession des nécessiteux, leur administrent les sacrements, président aux inhumations ; ledit hôpital étant régi et gouverné par deux citoyens à l'élection du conseil de ville le jour de la sainte Trinité, tenus de rendre leurs comptes à leurs successeurs, <( sous l'adjonction de quelques honnêtes hommes, clercs ou laïques, que désigne l'évêque d'Avignon ou son officiai ^'^. »

On voit aussi des bienfaiteurs exiger une administration purement laïque. A Pavie, Augustino de Beccaria et sa femme (1475) font un legs important à l'hôpital Saint-Mathieu, à condition que rétablissement continue à être dirigé par des citoyens non clercs ; à défaut d'exécution de cette clause, l'hérédité doit passer à un collège de marchands : « Con l'espressa clausula perù ch' essa opéra pia debba essere in perpétue governata da cittadini laici e secolari pavesi, sostituendole in caso contrario il coUegio dei mercanti di Pavia ^'^ »

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