‹ Histoire de la charitéChapitre 20 sur 112 · DE L*AFFECTAT10N DES ASILES HOSPITALIERS · texte numérisé non relu

DE L*AFFECTAT10N DES ASILES HOSPITALIERS

Puy en Velay, Notre-Dame de Boulogne, Notre-Dame de Walsingham, etc. Citons encore Téglise Sainte-Catherine de Fierbois, en Touraine, où Jeanne la Pucelle va chercher son épée ; les habitants du Maine au temps de la domination anglaise accomplissent en ce lieu un acte de foi et une protestation contre Tétranger.

En présence de ces besoins, les Xenodochia de la période carlovingienne se multiplient, des abris s'élèvent de toutes parts, aux portes des villes qui, à ces époques malheureuses, lèvent de bonne heure leurs ponts-levis, laissant le voyageur attardé chercher en vain un asile ^.

Et puis, en général, ces pèlerins ont la bourse peu garnie ; il leur faut trouver aide et assistance le long des chemins. Aussi, nous l'avons déjà dit, ces petits refuges se trouvent-ils ouverts aux endroits dangereux, dans les passages difficiles^. Il suffit de citer les hospices élevés par Bernard de Menthon, sur le grand et le petit Saint-Bernard, à la fin du x® siècle^; la maison ouverte à Engelhardzell, sur le Danube, au-dessous de Passau, etc. ^.

6. La fondation de la Sainte-Trinité rue Saint-Denis à Paris (1202). est due à des bourgeois charitables, « lesquels voyans que plusieurs pauvres pèlerins, pour être arrivez tard, ne pouvoicnt entrer en la ville, et estoient contraints coucher sur la terre » (Du Breul, édit. de 1639, p. 718) ; « Les aumoneries de Saint-Jacques ainsi que tous les hôpitaux destinés aux voyageurs étaient situés dans la banlieue des villes »> {Ijéon Maître, Assistance, op, cil., p. 226) Cette situation amenait fréquemment la ruine de ces asiles. En 1420, l'hôpital de Tours : « extra muros civ-tatis. . . ad recipiendospauperes et peregrinos M est détruit : « tampropterguerrarumincomoda, quam obsidionem contra dictam civitatem positam » (P. Denifle. op. cit., n" 249, p. 91).

7. « Hospitales hasce œdes in peregrinorum commodum atque sub^idium condere, ubi fluvii sine ponte et juga montium a viatoribus superanda erant. . . Quum ferreisillistemporibusrariores, quamnunc,inaItismontibus numerarenturdomus; et contra ibi inhospiti saltus et sylvae abundai'cnt, infelices peregrini nullum hospitium illic nacti in via, coacti fuissent sub dio, feris que expositi noctem duccre, ac non levé discrimen vitœ subire. Rursns ad flumina pontibus destituta, si quando ex pluvia. nivibus que solutis intumesceret fluvius, consistendum erat viatoribus atque idcirco christiana misericordia suadebat, ut in loco diflicili praesidium pararetur » (Muratori, Ant. Ital., in-f", Medionali, 1740, dissert., XXXVII, p. 576).

K. « Xcnodochium porro et monastcrium in monte Jovis, quod Bernardus Magnus appellatur in monte totius Éuropœ altissimo, frigidissimo, asperrimo situm est « (Act. sanct. Bolland., Junii, t. III, Vita S. Bernardi Menthonensis, App.,§ 8, p. 563). Au \u' siècle, saint Pierre II, archev. de Tarentaise, bâtit deux autres asiles, l'un sur le mont de la Lésion, Tautre sur le mont Jura « {Act. sanct. Bolland., maï, t. II, p. 323-325).

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