‹ Histoire de la charitéChapitre 21 sur 112 · Ratzinger, op. cit., p · texte numérisé non relu

Ratzinger, op. cit., p

Toutes les voies antiques sont jalonnées de maisons de cette nature, à Tentretien desquelles les pouvoirs publics portent un intérêt particulier ^^K

Dans toutes les directions, le voyageur est assuré de rencontrer de distance en distance une demeure hospitalière pour se reposer de ses fatigues. Le caractère distinctif de ces Xenodochia est d'accueillir tous les pèlerins, tous les passants sans distinction d'origine ; ils y reçoivent les soins nécessaires distribués avec une affectueuse charité : « In quo pauperes christifideles et peregrini ibidem transeuntes elemosinas et refectiones et alia caritativa subsidia recipi consueverunt. » 11 est question ici d'im asile du diocèse de Cambrai, détruit par les écorcheurs (a scoriatoribus destructum *^).

L'affluence est souvent considérable. A Béziers il vient des Allemands, des Hongrois, des Bourguignons, des Savoisiens, des Espagnols, des Gascons, etc. L'hôpital Mage (hospitale majus) est à peine suffisant devant cette affluence de voyageurs gagnant Jérusalem, Rome, Saint-Jacques de Compostelle, ou désireux d'aller vénérer le saint suaire de Toulouse (sudarium Dominicum in Tholosa) : « In quo talium sic transeuntium magna multitudo cotidie confluit et inibi recipi die noctu que consueviti2. »

« A Maguelone, près Montpellier, comme dans tous les grands centres religieux du Moyen Age, Thospitalité se pratique sur une très large échelle ; elle s'y exerce avec libéralité et munificence, selon le langage expressif des statuts de 1331 de Tévêque Jean de Vissée : « Pax in eleemosynis et hospitalitate,

10. Adniin. de la justice dans le Dauphiné : « Jurainentum notariorum. Vosjuratis. . . causas viduarum et aliarum miserabilium pei*sonarum nec non Pentium et Hospitalium emendationem ac viarum publicarum reparationem omni tempore promovebitis » (Charles VI, 12 juillet 1409. Orcfo/in.. t. IX, p. 456).

M. P. Dcnifle, op. cit., I, n<* 40, p. 1 1. Autre établissement au diocèse d'Angers : « In quo pauperes et infirmi de diversis mundi partibus in multitudine copiosa dietim ibidem afDuentes retroaclis temporibus bénigne recipiebantur et tractabantur » (Même ouvrage, n« 279, p. 102. Voir aussi I, n" 594, p. 271; n'757 p. 355).

12. P. Dcnifle, I, n° 527, p. 230. L'hôpital Saint-Julien de Montpellier n'accueillait pas seulement les pieux voyageurs qui se rendaient en pèlerinage au célèbre sanctuaire dans s'honore la Galice. Il hébergeait, en outre, ceux qui allaient à Rome, à Jérusalem et ailleurs, bien portants ou malades (Germain, op, cit., p. 39).

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