Pontoisc, IX ; Vernon, XV ; Lille, VII ; Troyes, LUI
83. Pontoisc IX ; Lille, VII ; Angers, XXVI ; Montdidier, XLI ; Paris, XLII : n Je veux que les dites maltresse et sœurs, au diner et au souper, prennent ensemble leur réfection, elsans lecture » (Bcaune, XIX).
8 4. Vcrnon, XV ; Sienne, VIII-IX . « In rcfectorio autem silentium teneatur, et, si neccsse fucrit aliquid petere, submissa voce petatur et breviter » (Angers XXVI).
herbes non cuites, des fruits. Comme boisson, suivant les contrées: le vin coupé d'eau, la bière, le cidre. Le tout en quantité suffisante ^.
Une seule nourriture pour le personnel : « De eodem pane, et de eodem pulmento manducantes et de eodem vino bibentes » (Aubrac, IV).
Il est défendu de se singulariser par des répugnances hors de propos; de se plaindre de la qualité du pain, de la quantité d'eau mêlée au vin : « non sit murmur de asperitate panis et delibitate vini et cibariis. » Il n'est pas convenable en effet que les maîtres^ c'est-à-dire les malades, manquent du nécessaire, alors que les serviteurs (frères et sœurs) jouissent du superflu : « Quia non est bonum dominos egere et servos splendide vivere » (Troyes, L ^) .
On ne peut se faire de politesse d'un voisin à l'autre en se passant des mets ; si quelqu'un obtient un adoucissement au régime ordinaire pour cause de santé, il ne faut pas s'en montrer jaloux ; il convient au contraire de se réjouir du soulagement procuré au prochain ^'.
La table est couverte d'une nappe, et des serviettes sont fournies aux convives qui mangent chacun dans son écuelle ^.
Recommandation dans certaines maisons de boire assis en tenant son gobelet à deux mains ; de ne pas laisser traîner les débris : « guardeint les sereurs que en leur relief de la table ne remaigne cruise (écaille) de oef ne de noiz. »
Défense absolue de rien emporter en dehors du réfectoire. Les restes sont recueillis pour être distribués aux pauvres. Rien ne doit être perdu si l'établissement se trouve bien dirigé (Paris, XLII-XLIX; Vernon, XV; Troyes, XLV).
85. « De pulmento uno aut alio ferculo tantum... de caseo, fructu et herbis crudis aliqiiantiim cum predictis pulmento et ferculo » (Saint-Pol,XVlI).
86. Troyes, XLIV ; Lille, VII ; Amiens, XXXIX ; Paris, XLII ; Angers, IX ; Florence, op. cit. y p. 843.
87. « Si vero Magistcr singulorum vires et imbecillitates considerans, aliquid miscricorditer alicui facere voluerit, non murmurent, nec dedijçnentur alii, sed potius gaudeant, sidistribuatur unicuique prout opus fucrit » (Aubrac, IV).
88. Argument tiré des pénitences ordonnant de manger à terre sans nappe et sans serviettes : « in terra sine mensa et manutergio. — Super nudam humum scdeat, et absque omni linleamine comedat sine mensa et sine mantili « (Saint- Jean, X ; Aubrac, X ; Angers, XLVIII).
XI. — Le soin des frères et sœurs malades; les prières pour les morts, — Il convient naturellement que ceux qui consacrent leur vie au soulagement des pauvres reçoivent des soins attentifs lorsque la vieillesse et la maladie viennent les atteindre.
Frères et sœurs ont chacun leur infirmerie séparée, où ils sont soignés avec zèle et affection : « diligenter et misericorditer tractentur » (Paris, LIV; Sienne, XII) ; on leur donne ce qui peut les fortifier : « les pourvoie soigneusement pour chou quil soient plus tos renforciet^^ » (Lille, IX).
Les membres de la fraternité devenus lépreux sont maintenus à Tasile lorsque la nature des bâtiments le permet, sans cela on les confie à une léproserie voisine : « Et si lèpre morbum incurrerit, circa civitatem, vel in alio loco de domo habitaculum sibi preparetur in quo in omnibus necessariis, dum vixerit, benigniter ministretur » (Saint-Esprit, Troyes, CXVI)
Nos hospices modernes, non encore laïcisés, présentent le touchant spectacle de sœurs âgées, infirmes, terminant au milieu de raffectueuse vénération de tous, et sous le nom de reposantes^ une vie de sacrifices. Les Hôtels-Dieu du Moyen Age n'oublient pas les serviteurs atteints par la vieillesse : « Si quis fratrum ad fatam senectutem, impotentiam seu infirmitatem devenerit, de bonis domus in omnibus misericorditer provideatur » (Troyes, CXVI).
En dehors même de la maladie il existe des soins spéciaux qu'il convient d'accorder au personnel, lors des saignées si fréquentes à cette époque. Des règles doivent être établies afin de réfréner la tendance qu'ont hommes et femmes à recourir à cette opération. Habituellement on ne tolère pas que les frères et sœurs se fassent tirer du sang plus de deux, trois, ou même six fois par an, chiffre qui parait déjà énorme ! Après lopération, court séjour à l'infirmerie, où une nourriture meilleure, accompagnée de repos, répare les forces ^.
89. Par faiblesse pour les superstitions de certains malades on tolère qu'il» portent les anneaux, les pierres auxquels ils attachent une vertu curative :« Non liceat alicui deflferre anulos, gemmas, nisi ratione infirmitatis » (Troyes, XVI voir aussi Guignard, op. cit.^ p. 78-79).
90. Angers, XL. « Li frère et les sereurs se pueent sainier sis fois en l'an la prumière fois apriès le Noël, la seconde devant le quarcsme,le tierche apriésle
192 iiiirroiRE de la charité. — première partie. — chapitre tu
Le» frères et sœurs décédés au service de Tasile peuvent reposer dans un cimetière particulier (Angers, LVII-LVIII ; Florence, op. cit. y p. 844).
Les prières ne leur font pas défaut ; ce sont des messes, des anniversaires célébrés par les prêtres ; des psaumes, des Pater et et des Ave que récite toute la fraternité (Paris, LXIX-LXX; Lille, XVI; Pontoise, XIX).
De la sorte, les serviteurs et servantes des pauvres, vcullant au chevet des malades, se lient par une chaîne ininterrompue à la multitude de leurs prédécesseurs qui après laccomplissement des mêmes œuvres jouissent de Téternelle récompense.
PaHque, le quarte entour le fieste saint Piere et saint-Pol, li quinte après aoust, li sittime apriès le fleste de Toussains. Et plus ne se doit nuls sainier sans cause raisnable et sans cspecial con^et » (Lille, VIII ; Pontoise, VIII-X ; Vemon,
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