‹ Histoire de la charitéChapitre 51 sur 112 · DE L'ADMISSION ET DU SOIN DES MALADES DANS LES MAISONS-DIEU · texte numérisé non relu

DE L'ADMISSION ET DU SOIN DES MALADES DANS LES MAISONS-DIEU

§ l®*". — L'admission des malades.

Il est bon de rappeler ici que les établissements hospitaliers du Moyen Age diffèrent essentiellement entre eux. Nous trouvons en premier lieu les tout petits asiles renfermant quelques indigents qui vont souvent mendier leur pain au dehors 2, quelques vieilles femmes plus ou moins impotentes. D autres sont affectés à la réception de pèlerins, de voyageurs ; les règlements de Tournai nous en donnent une idée assez précise [op. cit.^ p. 22).

Il est nécessaire « de recevoir le soir les pèlerins et pauvres qui ont besoin d'hôtel et que la situation oblige.

« De préparer du feu pour eaux chauffer, et eaux chaudes pour laver leurs pieds, et le reste des viandes et potage leur soit donné pour leur réfection.

« Les lits et couvertures apprêtés, et que les malades soient traités bénignement, car en les traitant durement, le but proposé serait perdu.

1 . En dehors des ouvrages cilés précédemment, nous devons signaler un document fort important qui jette un jour complet sur Torganisation d*un grand établissement hospitalier à la fin du xv* siècle et au commencement du xvi*. Henri VIII d'Angleterre, désirant réogarniscr les hôpitaux de Londres, demande des renseignements sur la célèbre maison « di santa Maria Nuova » de Florence, Francesco Portinari adresse au Roi un mémoire en latin. C'est cette pièce du plus haut intérêt que publie Luigi Passerini, p. 851 à 867 de son travail si souvent cité ici. Le rapport de Portinari, est, il est vrai, de l'année 1524, mais il se réfère à des usages bien antérieurs.

2. D'autres fois on n'admet pas cette catégorie d'indigents : « Les pauvres tant qu'ils peuvent quérir leur vie par leur labeur et sueur de leurs corps, ouvrer ou en servant, ou en mendiant, la maison n'est tenue de les admettre » (Tournai, op, cit., p. 23).

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