‹ Histoire de la charitéChapitre 52 sur 112 · L. Lallbmand. — Histoire de U Charité · texte numérisé non relu

L. Lallbmand. — Histoire de U Charité

« Doivent être admonestés ceux qui gouvernent, et tenus de prier pour les bienfaiteurs de la maison.

« Les personnes remues aux vespres sortent le matin, et d'autres sont reçues pour la nuit suivante.

« Toutes les nuits, doivent (les sœurs) faire mémoire de Notre- Seigneur, en lavant, pansant et baisant les pieds de trois pauvres, et en leur donnant réfection. »

Il existe des hospices vastes comme celui du Saint-Esprit de PfuUendorf, destinés à Tensemble des œuvres de charité. On habille ceux qui sont nus, on donne à manger à ceux qui souffrent la faim, on restaure les épuisés ; les femmes reçoivent rhospitalité durant six semaines. C'est encore un abri affecté aux veuves, aux orphelins, aux voyageurs qui arrivent de toutes parts 3.

11 y a enfin les Maisons-Dieu, Hôtels-Dieu (Domus Dei), destinés, selon Texpression du duc de Boui^ogne (1438), « à tous malades languoreux^ couchans au lit *. »

Les règles formant l'objet du présent chapitre s*appliquent pour ainsi dire exclusivement à ces maisons.

Les infortunés blessés, ou atteints de maladies curables peuvent se présenter sans crainte à ces demeures charitables.

(( Qu'ils soient receus si avant qu'il y ait lit, continue le Duc, lieu et place pour les couchier, et leur soient administrés tant leurs nécessités de vivre comme autres choses ; selon les qualités de leurs maladies et faculté des biens d'icellui hospital (d'Arras), comme leurs sacrements de sainte Église au salut de leurs âmes pour ceulx et ainsi qu'il appartiendra ^. »

Il ne faut même pas attendre les malheureux ; que des frères (portent certains statuts ^) parcourent une ou plusieurs fois par semaine les rues, les carrefours qu'ils rassemblent les créatures

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