‹ Histoire de la charitéChapitre 54 sur 112 · Angers, X ; Uhlhorn, op. cit., p · texte numérisé non relu

Angers, X ; Uhlhorn, op. cit., p

21. <« Tabella queadam communi in loco afllxa est, quœ quatuor regulis et lineis distinguitur ; in quarum unà ascribuntur infirmi, qui peccata sua sacerdo-

Les sacrements sont donnés aux administrés avec solennité. «Quant, disent les statuts de Vernon, XI, Tan porte Corpus Domini aus malades, en le porte dévotement et à grant révérence, en tele- manière : prumierement Tan sonra la campanele en la chapele, por cen que tuit et toutes, sain et malade, soient devost et apareillié à orer et ennorer à grant révérence le Cors Nostre Seignor. Li prestres qui le porte aura vestu seurpeliz ou aube, se métiers est, et devant lui ira clers ou autres qui porte le eaue beneoite en une main, et en Tautre un cerge ardent ou chandoile en lanterne, et ausit au retornent. Et les sereurs gardes des malades ont appareillié vin et eaue, et ont couvert le lit au malade desus, por la révérence au Cors Nostre Seignor, de un grant drap blanc et nest, lequel Tan oste, quant li prestre s'en retorne''^^. »

Il y a le dimanche procession et aspersion d'eau bénite dans les salles -^.

Les malades doivent, d'une façon générale, prier pour leurs bienfaiteurs. Il est même recommandé à ceux qui en ont la force de se rendre à cet effet à la chapelle lors de leur admission 24.

Dans ces grands hôpitaux fondés successivement par Tordre de Saint-Jean, à Jérusalem, Saint-Jean d'Acre, Chypre et Rhodes, une pieuse coutumes observe. A la tombée de la nuit, des litanies d une nature toute particulière se récitent. On prie pour les besoin de la chrétienté ; le pape (Tapostoile), les rois, les princes.

c( Seignors malades, proies por la pais : que Dieus la nos mande de ciel en terre.

« Seignors malades, proies por le fruit de la terre : que Dieus le

tibus exponant, idest qui confitcantur. In aliA qui Eucharisiiam sumpturi sint. In lertiA qui animtc suœ apud sublimem Dcum commendationem capiant. In quartâ extremam unctionem; quœ tabella curœestpraedictis Cappellanis et Sacerdotibus sub quorum custodiA nialevalcntes demandantur » {op. cit., p. 856, 857).

22. « Et ad infirmorum visitationcm presbytcrcum albis vcstibus inccdat, relijifiose porta n s Corpus Domini, et diaconus fercns lanternam cum candela accensa et spongiam cum aqua bcnedicta »> (Saint-Jean de Jérusalem, III; Troyes, LXXVIII; Pontoise, XI; Paris, XXIV. A Beaune, aux fêtes solennelles, « pour pairer les dictslicts sont tranteet une couverte d'haulte lisse faictes a torterelles, armoyez des armes des messires patrons et fondateurs») [Petit cartulaire, op» cit., p. 7).

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