‹ Histoire de la charitéChapitre 59 sur 112 · DE L*ÂDMI88I0N ET DU SOIN DES MALADES DANS LES MAISONS-DIEU · texte numérisé non relu

DE L*ÂDMI88I0N ET DU SOIN DES MALADES DANS LES MAISONS-DIEU

Au diner :

Dimanche. — Soupe, viande fraîche et sèche.

Lundi. — Soupe aux pois, choux, raves, navets, oignons, semoule.

Mardi. — Légumes verts ou secs, comme choux, raves, navets, bonnets de prêtre, bettes, épinards, bouillie, choucroute, pois, lentilles, gruau, orge perlé, carottes, etc.; plus de la viande.

Mercredi. — Pois.

Jeudi. — Soupe, viande fraîche et autre.

Vendredi et samedi. — Légumes ou soupe.

Les malades reçoivent un bouillon et de la viande à chaque repas. Les convalescents ont de même de la viande avec une soupe ou des légumes. Le pain est de méteil (2/3 de froment, 1/3 seigle) 6^

Tout ceci est l'ordinaire.

Du moment qu'il s agit de femmes en couches, de languissants , il faut leur donner « viandes nécessaires et profitables ^. » Rien n'est trop bon.

Les (( griefs malades », écrit Coyecque (I, p. 86), sont mieux soignés : on leur donne de meilleur vin, la volaille leur est réservée. On ne les nourrit guère que de chapons, oisons, poussins ou pigeons. Si la viande les dégoûte ou leur est contraire, on leur fait des « brouets à humer » ou des « coulis de chair » ; désirent-ils un rôt, le cuisinier met ses broches en mouvement. Les jours de poisson, au lieu de morue ou de merlan^ on leur sert un plat de petits poissons frits 6'^.

Tous les statuts s'accordent sur ce point, il faut fournir aux malades ce qu'ils demandent, du moment que cela n'est pas contraire à leur état, et que la Maison peut se le procurer.

Ces charitables prescriptions sont universelles ; on les trouve

65. Élud. économ. sur l'Alsace^ op. cit., t. II, p. xxiv-305-307.

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