‹ Histoire de la charitéChapitre 6 sur 112 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

§ ^*'^ — Le haut patronage^.

Il découle des faits reproduits dans le chapitre précédent que rÉglise, les rois, les seigneurs, les communautés d'habitants, les fondateurs simples particuliers, assument, selon les temps et

1 . Principaux ouvrafres consultés : Plaçons en première ligrne les travaux si complets, si érudits, de Léon le Grand, archiviste aux Archives nationales ; il n'est plus possible d'écrire sur la charité en France, sans recourir constamment à ces publications magistrales, dont plusieurs ont paru dans le Bulletin de U Société de l'histoire de Paris : Les Quinze-vingts depuis leur fondation jusqu'à leur translation au faubourg Saint- Antoine, xiii-xviir siècles, in-8, 368 p., 1887 ; La règle de V Hôtel-Dieu de Pon^oùe, in-8, 54 p., 1891 ; La prière des malades dans les hôpitaux de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, in-8^ 14 p., 1896 ; Les Maisons-Dieu. Leurs statuts au XIII* siècle. Leur régime intérieur au Moyen Age, Revue des questions historiques, fascicules des : 1 «'juillet 1896, p. 95 à 134-1" janvier 1898, p. 98 à 146. (Il n a pas été fait de tirage à part) ; Les Maisons-Dieu et léproseries du diocèse de Paris au milieu du XIV* siècle d'après le registre des visites du délégué de l'évéque, 1351-1369, in-8, cxxxi-309 p., 1899; Statuts d'Hôtels-Dieu et de léproseries^ Recueil de textes du XII' au XIV' siècles, in-8, xxix-286 p., 1901. Laissant de côté pour le moment les travaux du savant archiviste relatifs aux léproseries, nous citerons les auteurs suivants : Abbé Proyart, Not. hist. sur les étab. debienf. d'Arras, in-8 (Mém. Acad. d'Arras, p. 247-396, décembre 1846) ; Notice sur les hospices de la ville de Cler mont-Fer r and, in-8, 163 p., Clermont-Ferrand ; Abbé L. Nayral, Notice sur l'hospice de Saint-Affrique, in-8, 79 p., Saint-AfTrique, 1852 ; Ch. de Beaurepaire, iVo^ surl'hosp. d'Avranches^in-S^ 102 p., Avranches,1858 ; I> A. Lejeal, Not. hist. sur V Hôtel-Dieu de Valenciennes, in-8, 24 p., Valenciennes, 1867 ; E. Giraudct, Hist. de l'ass. pub. à Tours, Étab. hospitaliers, 80 p., un plan, in- 8, Tours; Teresa Filangieri Ravaschieri Fieschi, Storia délia Car ita Napoletana, in- 12, 4 vol., Napoli, 1875 : Armand Bellée, Rech. hist. sur ^eJfaine(L'hospice de Montfort), in-8, 111 p., Le Mans, 1875 (p. 83 à 105) ; Deschamps de Pas, Rech. hist. sur les étab. hosp. de Saint-Omer, in-8, 494 p., Paris, Saint-Omer, 1877 ; Puton, Not. hist. sur l'hôp. de Remiremont, in-8, 53 p., Nancy, 1887 ; D' Faidherbe, Notes méd. sur l'ancienne Flandre, fasc. I, II, III, 35-39 p., Lille, 1889-1890; E. Coyecque, L'Hôtel-Dieu de Paris au Moyen Age, hist. et documents, in-8, 2 vol., 1889-1891 ; Jules Finot et Vermaerc, IIôp. deSéclin, inv. archiv. hosp., in-4, 62 p., Lille, 1892; Abbé Le Mené, Hôp. Saint-Nicolas de Vannes, in-8, 54 p.. Vannes, 1897 ; Jules Finot et Vermaerc, Ville d'Orchies. Inv. des archives hosp., in-4, xxii-40 p., Lille,

les localités, la direction supérieure des établissements charitables.

A la première place apparaît Tévêque. N'est-ce pas auprès de sa cathédrale que Ton voit se fonder un pieux asile ? N'est-ce pas, suivant la remarque de Beaumanoir (LVI, § S), « à sainte Église qu'appartient le garde des cozes ammosnées et amorties heritavlement », constatation qui s'applique aussi bien aux Maisons- Dieu qu'aux Léproseries.

Ce principe domine l'universalité des pays chrétiens ; il règne

en France, Italie, Allemagne, Pologne, jusque dans les Royaumes

Scandinaves^ : « I Pontefici e gli Arcivescovi principalmente

sovraintendevano agli Ospedali, essendoiloro béni considéra ti

come béni sacri » (Luigi Vitali, o/>. cit,, p. 303).

« C'est parce qu'il a dans son diocèse la direction du mouvement charitable, ajoute Léon Le Grand {Maisons-Dieu^ op. cit,, p. xxxvii), c'est parce qu'il est en quelque sorte le mandataire des pauvres, que le représentant « de sainte église », l'évéque, tient sous sa dépendance les maisons consacrées à l'exercice de la charité et à la pratique des œuvres de miséricorde. »

L'évéque exerce par lui-même ou par ses délégués les droits d'audition des comptes^, de visite, de corrections, alors même

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