Richard, op. cit.^ p. xxvi
16. Passerini, op. cit., p. 296. Ces médecin» multiplient leurs soins lors des épidémies, on les voit souvent exemptés, comme récompense, des charges ordinaires et extraordinaires qui pèsent sur les citoyens. « In rimuncrazione e gratitudine dei beneficj e vantafr^p, dclle cure e fatiche per essi ^ratuitamente prestate ail' uflicio di Sanitâ, e in tempo di peste » (Crcmona-Robolotti, op. ci(., cap. VII. p. 85).
17. En voici un autre exemple : « Le huistieme jour du mois d'aoust baille au barbier qui vient visiter les povres malades, oudit HosteUDicu, afin qu'il vint visit<ir et penser desdittcs filles de Tabbit blanc qui estoient lors huit malades au lit, de bosses et entrachtz, paie au dit barbier. XVI s. p. (Comptes, op. cit., 1482-1483, p. 83.
traitement des praticiens et barbiers attachés à la maison ; par un acte de janvier 1328, le roi Charles IV décide quà l'avenir les malades seront confiés aux soins de deux chirugiens jurés au Châtelet. Ces chirurgiens reçoivent alors une indemnité de douze deniers parisis par jour, somme payable sur les recettes de Paris ^8.
En Allemagne, les médecins de la ville sont fréquemment chargés de visites dans les hôpitaux (Uhlhorn, op, cit.^p. 224).
D'autres établissements ont des médecins payés à Tannée et placés à la tête d*un service permanent.
Les statuts de Saint-Jean de Jérusalem (H81) veulent « que por les malades de TOspital soient louez llll mièges sages, qi sachent conoistre la qualité des orines et la diversité des malades, et lor puissent amenistrer remède de médecines. » (II)
Dès 1280 il existe un médecin et un chirurgien à Saint-Jean de Bruges, chargés chacun d'une partie du service, moyennant une pension variable avec le nombre des administrés ^'^.
A Gaillac (au xiv" siècle), la municipalité déclare que depuis longtemps déjà « le percepteur paie aux frais de Thôpital Saint- André, un chirurgien qui visite et seigne les dits pauvres, veille kce qu'ils soient pourvus de tout d'après l'ordonnance ^^ ».
L'hôpital du Saint-Esprit de Marseille ne présente aucune trace de service de santé régulier avant 1331. A la fin de cette année les recteurs recourent à M® Giraud de Beaulieu, chirurgien, età M® Quantier, barbier. En 1338, convention faite par lesdits recteurs avec Guillaume Lonc qui s'oblige à visiter une fois ou deux par jour, non seulement les malades de cet hôpital, mais encore tous ceux qui peuvent se trouver dans les maisons annexes de l'œuvre. Le salaire reste fixé à trois livres quinze sols Tan.
IK. <« Ainsi s'explique, dit Coyccquc {op., cil.y I, p. 97). l'absence dans les comptes de rhôpilal, de mentions relatives au paiement des chirurgiens chargés de visiter les malades. Or, les comptes gardent le même silence en ce qui concerne le médecin et le barbier, praticiens dont la présence à l'Hôtel-Dieu est formellement établie, nous n'hésitons pas à croire qu'une mesure analogue à celle de 1328 avait été déjà prise par l'un des prédécesseurs de Charles le Bel ou le fut par l'un de ses successeurs immédiats. »