‹ Histoire de la charitéChapitre 8 sur 112 · D' Fraidherbc, Notes, op. cit., p · texte numérisé non relu

D' Fraidherbc, Notes, op. cit., p

quel seront renouvelé d'an en an, Tun des vies demourant avoecquesle nouvel. »

L'Hôtel-Dieu de Chevreuse, près Paris, relève des paroissiens **; et à Salnt-Omer (maison de rEcoterie), le magistrat délègue deux de ses membres pour remplir les fonctions d'avoués.

Dès Torigine, Tasile hospitalier de Saint-Affrique est entièrement dans la main des consuls. Ce privilège leur est accordé tantôt par les donateurs, tantôt par Tévêque et seigneur de Vabres, dont Tofiicial rend une ordonnance dans ce sens (1345).

Les habitants de Senlis ont le droit de surveiller l'administration de THôtel-Dieu. Ils interviennent en présentant à Tévêque des candidats pour les fonctions d'administrateurs *2.

L'Hôpital majeur de Crémone (Italie) se trouve dirigé, dès sa fondation, par seize bourgeois (sedici sapienti e prudenti cittadini) qui, sous le titre de régents, se distribuent trimestrielle-, ment les services de la maison (Robolotti, op, cit,^ I. p. 35). Le conseil de ville d'Augsbourg, nomme trois curateurs à l'hôpital Saint-Jacques ; ils doivent lui rendre leurs comptes. A dater de 1359 cette mesure s'applique à l'établissement du Saint- Esprit : Les efforts faits à cette même époque par les autorités communales allemandes pour centraliser entre leurs mains l'administration des asiles charitables s'expliquent par l'importance de plus en plus grande de ces maisons et l'intérêt qu'ont les cités à leur bon fonctionnement *3.

En dehors des fondations dues aux municipalités, les magistrats des villes acceptent très volontiers, nous venons de le dire, la direction et la surveillance des asiles que créent de simples particuliers.

Au pays de Gascogne, à Condoni, le cardinal Teste désigne comme patrons perpétuels de l'hôpital qu'il institue : son neveu

11. «Les procès-verbaux rédigrés par le visiteur des Maisons-Dieu montrent qu'en nombre de cas les habitants s'occupaient de l'administration de l'hôpital. A Saiiil-Brice, en elTet, à Arjçenteuil. à Montmorency, à Marly, à Palaiseau, on voit le déléjçuë de révoque assisté, dans son inspection, de plusieurs bourgeois du pays qu'il consulte au besoin sur les mesures à prendre. » (Léon Le Grand, Maisons-Dieu, op. cit.^ p. xxxv-xxxv).

13. Flammermont, //(5^ des Inst. municip. de Senlis, in-S, 1881, p. 131.

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