Prudhomme, L'Ass. pub. k Grenoble, op. cit., in-4, p
17. Dans cette ville la maladrerie fondée par révoque étant mal administrée, les syndics s'adressent à leur voisin Tantipapc Félix V qui nomme un délégué pour visiter rétablissement (1446) (Chaponniére, op. cit., p. 100).
L^ADMINISTRATION DES MALADRERIRS. — l' ADMISSION DES LÉPREUX 263
deir Arte dei Mercatanti odi Calimara », leur confiant la gestion des biens destinés à nourrir les malades *^.
La léproserie de Voley, dont nous parlons si souvent, présente une particularité curieuse ; fondée par le chapitre de Saint-Barnard, celui-ci cède ses droits au xiii® siècle à la famille de Gottafred qui les exerce pendant plus d'un siècle et finit par les abandonner à son tour aux Consuls de la ville de Romans le 18 juin 1490 (Ulys. Chevalier, op, cit,, p. 39 et suivantes).
§ 2. — L'administration,
Les personnes appelées à régir les maladières sont donc suivant les temps et les lieux à la nomination de Tautorité ecclésiastique, des seigneurs, des magistrats municipaux. Leurs fonc* tions sont rétribuées au moyen d'allocations fixes ou de remises en nature. A Mézières, les mainbourgs reçoivent sept setiers de froment par an. D^autres fois le Recteur prend à ferme les revenus et s'engage à fournir aux lépreux les vivres et autres objets nécessaires.
Ces maîtres sont nommés soit pour une année, soit pour une durée indéterminée *^. Dans le diocèse de Paris, l'évêque les désigne ad nutum^ évitant de leur attribuer Tasile en titre de bénéfice. Ils résident habituellement ; on en voit cependant vivre nu dehors se reposant sur le chapelain en ce qui touche à la surveillance journalière.
De nombreux documents prouvent qu'en France, ces Directeurs peuvent être appelés à gouverner des Maisons-Dieu ou des Maladreries. On les choisit parmi les ecclésiastiques ou les laïques. Ce qui démontre, il convient de le rappeler, que le Concile de Vienne (1311) n'entend nullement laïciser les établissements hospitaliers, ainsi que le prétendent, à tort, nombre d'historiens ^o.