Guigne, op. cit., p
24. Uhlhorn, op. ci7., p. 148. On distinguait particulièrement 'les 30 premiers jours après le décès du fondateur et parmi ces 30 jours les troisième, septième et trentième où les aumônes devenaient plus abondantes (Uhlhorn, p. 147).
«Que Dieu soit loué en tout! Je m'humilie devant lui, et veux que treize pauvres de Jésus-Christ m'accompagnent à ma tombe revêtus d'habits et de souliers blancs, comme d'usage, et qu'il soit donné à chacun un dîner avec un gros d'argent... Tant que j'ai vécu, tous lesdimanchcset jours de fête, j'ai eu chez moi un pauvre à dîner. Mon héritier continuera de même, et, de plus, chaque année il vêtira à Noël des pied» à la tête ce piuvre qu'il aura choisi et adopté » (testament de Johan Martin, chancelier du Roi René. Gh. de Hibbe, Lu société provençale à la (in du .Moyen Age, in-S, 1898, p. 105).
25. Balault^ Monog. des hôp. de Chalon-sur-Saône, in-8, 1884, p. 41.
Certaines cérémonies religieuses, telles le lavement des pieds, sont accompagnées de distributions d'aumônes, pain de seigle, pain de froment, etc. Au couvent de Saint-Godehard, à Hildesheim, cette fonction se fait le jour de la Toussaint; le prieur fournit cent pains et cent harengs (Uhlhorn, op, cit., p. 309 2*>).
Il arrive également que les tribunaux de F Inquisition remplacent les peines pécimiaires imposées par des œuvres pies à accomplir, ou l'entretien d'un indigent pendant sa vie *".
Les asiles du Moyen Age fournissent aussi des secours externes à des pauvres non hospitalisés. La règle de Saint-Jean de Jérusalem (H81) le dit expressément, art. VIII : a Et III jors la semaine donoient l'aumône a toz ceaus qui la venoient requerre, pain et vin et cuisinât. »
L'hôpital de Santa-Maria Vergine à Sienne donne deux fois chaque semaine en aumône le pain coupé et les morceaux laissés par les malades et le personnel : « Sia tenuto di dare, per amore di Cristo, per lemosina tutto lo pane rotto, e lo rémanente del pane de li infermi e de la famèllia del spedade » [Staluti^ op. cit,,p, 43).
Le chancelier Rolin veut qu'à la porte de son hôpital de Beaune on distribue à perpétuité, chaque matin, ime aumône ordinaire de pain blanc équivalant à « trois gros de monnaie courante ». En carême, l'allocation est doublée. (Boudrot, Fond, et statuts, op. cit., p. H7.)
Les chanoinesses de Remiremont, desquelles dépend l'hôpital de la ville, fournissent aux indigents une « escuelle de viande... aux festes annales et aux festes des saints (de l'établissement) et à toutes festes d'apostes XIII escuelles de viandes ou de pois ou de fèves... Déplus l'une des années couttes, l'autre soulers, l'autre chemises, c'est assavoir III costesundes ans, III soulers, l'autre an et III chemises l'autre année. »
Chaque jour, /'^cueWe-Z>ieu est distribuée soit à l'hôpital, soit
26. « Les Karehmes, chascun samedi, soloient faire le mandé de XIII povres, et lor lavoienl les pics et donoient à chascun chemise et braies neuves et soliers neus.et à III chapclainsou à III clercs de ces XIII. III deniers, et à chascun des autres II deniers {Statuts Saint-Jean de Jérusalem, 1181, ll-ix).
27. Tanon, Hist. de VInquis., en France, in-8, 1893 section II, Pénalités, § V, p. 518. On trouve plusieurs sentences de cette nature pour les années 1337 et 1241.
310 HISTOIRE DE LA CHARITE. — TROISIÈME PARTIE. CHAPITRE l®'
à la porte de la maison de raumôiiière, soit dans rinlérieur de Téglise des dames, près de la grille du chœur -^.
Lorsqu*en i 470 le magistrat de Mons remplace les séculières desservant l'hôpital de cette cité par des religieuses du tiers ordre de Saint-François, il indique que, comme elles ne gardent point la clôture, elles peuvent soigner les malades à domicile, ce qui présente un réel avantage 20.
Il est parlé plus haut du dispensaire ouvert à Santa-Maria Nuova de Florence; ce même asile distribue à tous ceux qui en ont besoin de Teau d*orge et des tisanes •^.
§ 3. — L'assistance communale à domicile
Il résulte de tous les documents que jusqu'au xvi*' siècle, et en dehors des léproseries, l'action des communes françaises en matière d'assistance est relativement restreinte. La charité s'exerce le plus souvent par l'initiative privée et les établissements religieux.
Au point de vue des secours à domicile, on trouve bien dans
28. Le 4 janvier 1473, Tabbesse Alix de Parroye, donne par testament « vin^t resals froment, vingt resals soile, dous cowes de vin, dous porcs et un resal de sal pour faire écuelle-Dieu Tannée durant selon les us de l'Eglise » (Putton, Nothist.^ op. ci7., p. 8).