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çoasttiÉces* màift-du côté des fâîocas , étaient repfé^atés sans cotte d'armes, Tépéé ceinte au ceté digis le foarreaa^ la visière levée çt ouverte, les mûîns jointes sûr la poitrine , et les pieds ap» payés contre le dos d*uin lion terrassé et ^saos vie*
; Les chevaliers, qui mouraient en.prison avant d*avq^r payé leur rançon^ étaient représentés sur leur tombe, sfi^s éperons, sans casque, sans eotte d*annes et sans épée; lelourreau seulement ceint «et pendant k 4eor côté^(i )•
Anciennement le fils d'un général d armée « ^^un gobvemeur de province ou déplace, s'il était né dans une ville assiégée ou bien dans Tarmée, quelque jeune, qu'il put être lorsqu'il itUHirait , était représ^ité ^jxt sa tombe armé de toutes pièces , la téie sur le heaume, en façoa dWeiller » vêtu d^une cotte d'armes , de la grao^ deur dont il était à rinstant de sa mort. On voyait un pareil tombeaù'dans l'église de Saint- Cben , à Rou^.
Souvent un cfaevaber , qui avait passé sa vie dansles^ànuées ^ etTqoi avait ajouté la>inort aiir le champ de bataille, ^and l'âge ne lui perniet^ t£t plus de courir les hasards de la guerre ,^.ei le forçait àMft Retraite, au lieu de jouir dei^ henne^ qu*il avait gagnés par sa^ Valeur , se
(1) La Gokwibière. ^ l^^irne deSainle-Palaie.t^'^Mi* fîer,IilMcaffe<la1aClieiialsrfeo. <;
DE LA CH£y>.LBRl£. s43
retirât dans un cloître poi^r y finir ses jours dans l'exéi^ice de la^ pénitence. Aprè.9 sa mort on le représentait siir son tombeau armé 4e tou* tes pièoes, Tépée au côté en dessous , et par-desails Tctu de rhabit religieux de Tordre auquel il a?ait appartenu» ayant sous ses pieds Técî^ de ses armes, en forme de planckétte.
Le cheValier (}ul était resté victorieux aujchanip dos» pour quelque querelle que ce îùt, s'il mou* rait des suites de ce combat, était représenté sur sa tombe orné des mêmes armes avp'e lesquelles il avait combattir, tenant entre ^sès> bras^ dont le droit était croisse sur la gauche, sa hache et son éjpée. . ^ .
Celui qui avait été vaincu et tué en champ clos pour un diitérend d'honneur, était représenté armé de toutes pièces; sa hache, soi> épé^, ou autre sorte d'arme oflensive, avec laquelle il s'était battu , étant hors de ses bras , couchée an-: près de lui 'r le bras |;auche était croisé sur le droit (i)« • . ■ '^ '
( $ IV. M<n^ et FanéraiUes <k Bertrand
DugueicUn,
lïousne sanrions mieux terminer ces détails êor les konneurt rendus après leur m0rt aux an^ cmis chevaliers, qu'en racontant les cérémonies
(1) Urarne 4e Sitole^PaMye. —la Gokimbière.
observée^ atix fanéraHles delhigaesclm^ samommé la fleur des cheyaliers français, connétable de France sous le règne de Charles .V. Cependant» mplgré la pompe et Téclat de ces përémonies, qui distingu^en't à peine, les obsèques de Bertrand de celles d'un rôî de France , peut • être sontelles moins honorables à la mémoire de ce preux chevalier que Thommage si remarquable et si extraordinaire qui lui fut rendu par les enneniis eux-mêmes , le jour de sa mort. Ce trait , quoique bien connu , trouve naturellement sa place dans cet ouvrage , et mérite d'être cité parce qu'il est unique dans rhistoire, et qu'il est le plus bel éloge de ce guerrier célèbre.
En 'i38o,. Duguesclîn assiégeait Chfitëau- Neuf ou Castel-de-Randon, défendu par une gar-s nispn anglaise. Après plusieurs attaques sans réisultat , on entra ep pourparlers, et l'on conyint d'une trêve qui devait expirer le 1 2 juillet , époque à laquelle les assiégés s'engageaient de rendte la place, s'ils ne recevaient pas un secours suffisant |)our faire lever le siège.
Pendant cette suspensipn d'armes, le connétable tomba malade, et4es médecins reconnurent bientôt que sa ms^ladie était mortelle. Cette nouvelte jeta la douleup-et la consternation dans larzà^; (i généraux, capitaines, soldats, tous redoutaient de perdre un père et un ami précieux. Les autels étaient jour et nuit environnés de gens qui y portaient leqrs vceux et leurs prié-
res pour sa coixservatlon ; les assiégés mêmes
(cho^e étonnaDte)^ dès qu'ils en furent julbrmés»
firent de^ prières publiques» et demandèrent li
Dieu la guérison d'un ennemi si redqi;LtabIepour
eux, mai^ si plein do vertus» si bon, si généreux
dans la victoire , qu'ils s estimaient glorieux de
lui rendre les ^rmes. » Duguesclin sentit son
état et i^e s'en alarma point;, ayant fait appor-r
ter sur son lit l'épée de connétable, il la prit
toute nue entre ses mains, avec autapt'de vigueur
qu'il l'avait portée au milieu des batailles, la
considéra quelques minutes en silence, comme
pour se rappeler la gloire qu'il avait eue à l'ob-
lepir , et celle qu'il avait acquise en la portant.
« Je viens, dit-il au maréchal d^ Sancerre, d'exa*
» miner, en considérant cette épée , si j'ai man-
» que à )a bien employer ; j'airoue qi^e* d'autres
» que moi en auraient fait meilleur usage, paais
9 personne n'aurait eu des intentions plus pures;
D je ne regrette en mourant que de n'ayoCr pas
» chassé tout à fait les Anglais du royaume, cpm-
» me je l'ava^is espéré ; Dieu en a réservé la
» gloire à quelque autre ^ui en sera jglus digne
» que moi; e'est peut-être h vous, -M. le maré-^
3 chai, que le ciel en fera la grâce; je le souhaite
j>.et vous regarde comme l'homme du royrâmiB à
» qui l'honneur en appartiei^t principalement. »
£u9u'ite il se fit découvrir la. tête et dit au maré-^
chai : « Receve:^-la de ma main , et je vous syp-
»pUe» en la rendant au roi» de lui exprimer
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» toute iha recpnnaksaDce èe ses bienfaits , et » mes regrets des fautes qqe je pourrais, par im- «pradence, avoir faites contre son service» mais 9 qui n'ont jamais été volontaires; assurez-le qiie »je meurs son serviteur et le plus humble de v'tous. » Il embrassa tendrement ce seigneur, qui reçut Fépée, fondant en larmes, et tous les assistants comme lui. Pais s'adressent aiix vieux capitaines dont son lit était ^lyironné p c Mes » chers compagnons, tous voyez mon état, et »qne la mort qui me surprend me laisse privé » de ce que j'aurai^ voulu faire pour vous ; mais » que cela ne vous décourage pas ; si je ne puis 9 plus parler au roi en votre faveur^ que v«s ser- • » vices parlent pour vous ; continuez de le bien » servir ; il est juste et {généreux , et je compter i( qu'il vou^ récompensera cpmme tous Ystrez 9 mérité. Mais arant que de^^mourir, je veux Voik » dire encore une parole que je tous ai ^tç mille » ibis : Sôuvenez-vous que partout où vous ferez 9 la guerre, les ecclésidstiques,. le pauvre peuple, 9 les fenmies et les enfants ne sont point tos en* 9 nemis ; ipe tous ne portez les annes que poar Ttles défendre et les protéger; je yoos Pai too- 9 jours recommandé ainsi, et je tous le répète 9 pour la dernière fofs, en. .tous disant mon der- 9.Bir adieu , et mè recommandant à tous«'9
« Il parla encore; quelques moments , ensofle il demeura près d'un quart d'heure en silence, les yeux fixés sur un Christ qu'il tenait à deux
DB LA CHXTALEBIE. %l^J
màînsy^ et àans ce^ état il fit deux oa trois $(^^ pirsj et rendit à Dîea sa b^He ân|ë» Ce triste jour îtft le i3 }uiIteiiS8o, à midi. DûgiKisclin' était alors figé de 6<kà Gs^ans.-
)> Les ÀBgtaisn'a-yBDtpasreçii le secoara qîi% alteodaîei^t ^ le commaiidaiit de Gaslèl-de^aft* don, soflEimé par lettiaréchal de Sancerre, de rendre la place , et ayant appris la mort da con* nétftbie, en ressentit une do^enr. bien Tiire» et répondit à la sçmmatioii-, en' homme générenx et de grand cceàr : « ^e ne voo^ ai pas promis » de TOUS rendre jxia place; c'est à H. le conné- ^tablbq^ie j'ai donné ma parole, et que je veax »la tenir; mais jetecEX qoe ce soit d'une façon V extraordinaire , qui ^prime rhonneur que je vhiî ai toQJoars p«rlé/ etqoe je conserre à: sa «mémoire. J'anvais-eit honte d'oaTrirme& portes 1 il tout antre qn'àhn; il eat jiiB,tè/tonlmQrtq^'il lest, dé Ini rendre ce que je Ini doi»; je nia nporter snr.son cerouefl le^ clrà d'mie place » dont 3 ^^t réellement Tainqnenr. »
« L'armée françaiBe se ran^a en bataille > les enseignés déployées et les armes droites , ep im m<rt avec l'appareil d'une TÎctoire. JLes An^tais ^orteot de la yÎHe^ tambenr» battants , traferyënt le camp et arriirent en kgK do déftmt. Ils le troixvent sur le même litoù'il était mort, entoàaré de hérauts d'arme»; son épée d& connétable n«e . auprès de son corps sur un carreau de^Yeloun9 videt, semé de Heurs de lis d'nr^ et l'apparie-
s 48 piSTéiRB
ment reoipll par b» plus graDds de Tarmée* i> Le maréchal de Saocerrè iûtrodùiâit le comnuiQdant an^is et ses capitaines f. ils sib mirent d'abord h. genoux , et firent Jf^ors prières. Le commandant se relevant ', et portant ik parole au connétable , dit : a €e iv est point à ce corps »quç je vois gisant et insensible, c'est à vous- »mêmê» M. le éoBnétable^ que je rends ma place; » votre âme- imtiQorteUe a eu. seule le pouvoir de 9 me réduire à la rendre aux Français, quoique » j'aie juré au roi d'Angleterre de la lui conser- » ver justfû'à la dernière goi^tte dé mon sang. » Cela dit^il posa les clefs aux piédd du mort» et ' ae retira lui et les siens , tous fondanj^ en larmes. Tout^ la France pleûrfi la mort de Dugues- Clip,; mais k douleur de Charles .Y fut inexpri* mable. Il euvoya cbereber son corps, aVec.un CQrtége, pour le conduire à Saint-Denys, oh ce prince avait- fait' construire une chapelle pour hii €t pour la reine ; Jeanne de Bourbon» sa femme, qui y reposait depuis l'an 1577. Ce fut dan» cette chapelle et dans le méme^caveau, qu'il fit inhumer le corps du connélable, pour qlie la mort n'eAi* pas le pouvoir de les réparer l'un et Vtatre. Le servie^ se fit avec tputes les cérémoiliea, la pompe et la i^agnificence observées aux obsèques des rois. Les ducs d'Anjou , de Berry, diQ Bourgogne et de' Bourbon étaient à la tête du àe^lf accompagnés dé tous Jes plus grands et les plus illustres personnages du royaume; on pro-
DOQça en son honneur une ofaisdn funèbre, ce qui ne.se faisait que pour les rois et les. prîqces.
Dix ans après, Charles VI Vpulut honorer par de pouvelles solennités funèbres la mémoire de Duguesclin. . "
On avait élevé au milieu du chœur de Saint- Denys, une chapelle ardente, dont les tori^hes et les cierges innombrables éclairaient la Ireprésentatïon de l'illustre connétable , placée au centre de la chapelle. Le deuil étaiî conduit par messire Olivier de Clisson, connétable de France, et par les deux maréchaux messire Louis de Sancerre, et messire Mouton de Blainville; il était représenté par Olivier Duguesclin , comte de LongueviUiB', ftère du connétable, et par plusieurs seigneurs de ses parents et de sea principaux a^is. L'évéque d'Aux^rre , qui célébrait la messe, monta en chaire après Toffrande, pour faîrô l'oraison funèbre; il prit pour texte : No^ minatus est usque nà extrema terra : Sa^ renommée a volé d'un bout du monde à l'autre. Il fit voir, par un récit animé de ses grands travaux guer. tiers 9 de ses merveilleux faits d'armes > de ses trophées ef; de ses triomphes, qu'il avait. été la véritablefleur de la chevalerie I et que le.vr^i nom de. preux ne devait appartenir qu'à ceux qui , comme lui , sç signalaient également par.
1^ probité , la yal^ur et la piété (i) .
(1) Gassier, Histoire de la Chevalerie.
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