LE MOYEN AGE ET LALCHLMIE
L'école d'Alexandrie nous conduit jusqu'aux dernières années du règne de Justinien (vers 565). Elle avait assisté à la chute de l'Empire romain et à la Renaissance hellénique marquée par l'installation du siège de l'Empire à Byzance par Constantin (353).
Les historiens nous apprennent que, du viii<^ au xii^ siècle, le monde n'a connu que deux civilisations, celle des Byzantins et celle des Arabes.
Byzance, foyer de la chrétienté, sera pour nous la négation de l'initiative expérimentale; d'autres soucis l'occupent. En réalité, dans l'histoire de la Chimie, aucune lueur ne brille de ce côté. C'est aux mains des Arabes qu'Alexandrie devait faire passer le flambeau.
Dans le premier paragraphe de ce Chapitre, nous nous occuperons de l'Ecole arabe. Sans y trouver rien d'essentiellement original, nous y rencontrerons le premier grand nom de la chimie, celui de Geber, auquel la culture mahométane doit vraisemblablement sa popularité sur le terrain chimique.
Dans le second paragraphe, nous rechercherons comment l'Occident a été mis en contact avec les traditions dont s'était nourrie l'École arabe. L'n coup d'o?il sur la Chimie en F^urope à cette épocjue nous montrera la science dans une obscurité profonde, enfoncée dans la théologie, les principes et la magie. Elle nous montrera aussi cet elTort lent mais obstiné vers la lumière de l'expérience. Xous la verrons se dégager peu à peu de ses entraves, et préparer l'avènement des savants de la Renaissance t{ui doivent proclamer la sou^ eraineté des faits.
4a ciivi'iTHi; II.