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VI. — Les familles organiques

La notion de l'isoniérie, développée comme nous l'avons vu dans le paragraphe II de ce Chapitre, et appuyée sur la synthèse, se trouve à l'étroit dans la classification de Gerhardt. Les principes doivent en être élargis.

Au butane C' H'" ne correspond pas un alcool G' H'"(), mais quatre alcools isomériques. Ceux-ci forment ce que l'on peut appeler une famille. La connaissance des familles organiques est actuellement le dernier mot de l'art de la classification.

A la vérité, cependant, nous sommes peu renseignés, dans l'exemple que nous avons pris, sur les liens de parenté existant entre les quatre alcools butyliques ; ils se préparent par des méthodes indépendantes ; leurs transformations réciproques directes sont, pour ainsi dire, inconnues, en sorte que l'on pourrait prétendre que la famille est constituée artificiellement, ou tout au moins que le principe de sa création est de pure doctrine.

Cependant, comme l'expérience nous fait connaître ([uatre alcools butyliques, ni plus ni moins, que ces c[uatre alcools répondent aux propriétés que l'on pouvait prévoir, la considération de la famille peut être regardée, dans ce cas, comme un précieux moyen de contrôle. Remarc[uons toutefois que, comme dans beaucoup d'exemples de ce genre, l'hypothèse nouvelle crée son propre moyen de vérification. Ici, c'est l'existence des isomères qui vérifie le principe de l'isomérie, et les méthodes de synthèse qui nouo servent à établir le contrôle sont guidées par ces mêmes principes qui ont servi à créer la notion moderne de l'isomérie.

Dans îe même ordre d'idées, un nouveau principe général crée un nouveau moyen de classification. L'isomérie optique était appelée à jouer, dans ce sens encore, un rôle important.

Les hydrates de carbone, et notamment les sucres cpii sont rangés dans cette grande classe, étaient reconnus comme étant des polyalcools aldéhydic[ues ou cétonic[ues. Mais un poly alcool aldéhydique, pour lequel l'isomérie simple ne prévoit qu'un seul

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individu, est en réalité représenté par plusieurs, quelquefois par un nombre élevé d'isomères. Les propriétés optiques permettent de les expliquer et en même temps de les elasser.

Comme exemple le plus simple et le plus complet, choisissons les pentoses, c'est-à-dire les sucre::, à cinq atomes de carbone

oxvgénés :

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