IV. — Autres chimistes de la réforme expérimentale
On se ferait assurément une idée bien fausse de l'histoire, si Ton se contentait d'étudier les œuvres des plus grands maîtres. ( hiclf|ue ])récaution que nous prenions à l'égard de nos propres |ug(Mnents, nous sommes toujours trop tentés d'examiner la science des anciens à la lumière de nos principes actuels. Nous les voyons en quelque sorte venant à nous, et, sans le vouloir. lions rectifions la route ((u'ils suivent, ne tenant pas toujours lin compte suilisant des l'anx pas qu'ils font. Au contraire, |i()iir a\(nila sûreté de jugcincnt rc(]uise, nous dc\'rions arriver ;i faire laide rase de nos idées niodernes, nous mettre à leurs fûtes, cl clierchcr avec eux à découvrir la lumière vers hupielle nous dcxons nous diriger. Les conl (Mn])()rains, eux, n'ont ])as \ Il les o'uvres des maîtres comme nous les voyons. Leur esprit, il rsi \vu\. est sons rcinpire de préjugés; mais, si nous savons Icnir coinijlc de celle circonstance, leur jugement aura plus
i') !•". IIoi;fi'.ii, lue. n'i., I. M, p. i()().