G2IN2,H
CsH^As^
Gli
C>Hi'-As2,Gr2
GI2, GiHi2As2
» Il en serait de même de l'éthyle, s'il pouvait exister; alors on aurait :
C8H20 -H G|i = G^Hin, GI-^ ^ GlSG^Hio
» Ainsi, les molécules de l'hydrogène, des métaux, du cacodyle, du cyanogène, du chlore, se divisent en deux pour se combiner les unes avec les autres : c'est une véritable double décomposition ou substitution qui a lieu dans ces cas-là. Il n'y a pas, je le répète, un seul exemple authentique d'une combinaison organique qui se combine ou donne des réactions sous l'influence d'un nombre d'atomes de chlore, de brome, d'iode, qui ne soit pas divisible par 4 » (^)-
Parlant ensuite de l'équivalent d'un acide et traitant en passant de leur basicité, puis de l'équivalent en général, Laurent s'exprime comme suit :
« Si nous nous servons du volume comme terme de compa-
{^) Laurent a soin de motiver son choix dans une Note oi!! il dit (p. 284) : « Je représente, comme M. Gerhardt, l'eau par H^O, et par conséquent les oxydes par M-0, ou pour 4 volumes H*0^ et M*0^ Dans ce paragraphe j'emploie 4 volumes; les molécules de l'hydrogène, du chlore, de l'argent sont donc H*, CP, Ag*. »
raison, nous arriverons à des résultats très intéressants, dont quelques-uns cependant seront rejetés, au premier abord, jiar la plupart des chimistes.
» Si, pour éviter les fractions, nous prenons deux volumes pour tous les corps simjiles ou composés, nous aurons le Tableau suivant :
Oxygène O- := s vol.
Hydrogène H^ »
Eau H2 0 »
Hydrates HMO «
Oxydes M^O »
Acide chlorhydrique Cl H »
Chlorures CIM »
Acide carbonique GO^ »
Carbonates CO^M- »
d'après lequel nous voyons que les chlorures étant monobasiques les oxydes et les carbonates seraient des sels bibasiques.
» Les carbonates sont ou ne sont pas bibasiques indépendamment de toutes les idées que nous pouvons nous former sur les équivalents, les volumes ou les atomes. Or nous verrons tout à l'heure que la mesure des volumes nous a conduit à une consé- (juence juste, et que les carbonates possèdent tous les caractères des sels bibasiques.
» Mais cette même mesure nous donne le Tableau suivant :
Acide chlorhydrique Cl lî = 2 vol.
Chlorures.... CIM »
Chlorliydrate d'auinioniaque Cl-N-H"-.. »
» Il esl iin|(i.>sil)le de séparer le chlorure de potassium du chlorure d'ammonium; l'isoniorphisme de ces devix sels ne nous permet |jas de leur attribuer la constitution (pu semble découler de la comparaison des volumes.
Nous serions encore conduit, par In considération des volumes, à séparer le soufre de l'oxyi^ène, et |iar conséquent l'acide sulfhydrique de l'eau.
» Si nous partons de la chaleur spécili(|ue ((ui) de l'isomorplusine, jKMis rencontrons encore, au uulieu d(; rapjirochements 1res iu1 éressanis, des anomalies (|ui ue nous pcjinellent ]ias
LES PROJETS DE RÉFORME !)K (.ERIIARDT ET ItE LAURENT. » J9
de nous fier d'une manière absolue à l'une ou l'autre de ces mesures.
'> Sur quoi nous a{)puierons-noiis donc pour découvrir la particule simple ou composée sur laquelle s'exercent les actions chimiques?
» Nous répondrions volontiers tjue nous eroyons que le volume, la chaleur spécifique, l'isomorphisme, les séries de combinaisons doivent tous nous conduire au même résultat, à la même particule ; mais c[ue le dimorphisme et la division ou la condensation que les corps éprouvent en passant de l'état solide ou liquide à l'état gazeux peuvent ciuelquefois nous mettre en défaut lorsque nous voulons découvrir la particule d'un corps. Il doit y avoir une subordination dans les caractères des corps ; nous mettrions au premier rang le volume; mais, comme en histoire naturelle, le caractère du premier ordre doit, clans quel- (jues circonstances, céder le pas à un caractère de second ordre. »
Insistons sur ce dernier alinéa pour faire remarquer que Laurent, énumérant les moyens ([ue le chimiste possède pour déterminer la grandeur moléculaire, cite en première ligne le volume. C'est la constante qui, dans son esprit, devient le pivot du système nouveau. Puis, à côté de la chaleur spécific{ue et de l'isomorphisme, il cite » les séries de combinaisons )'. ^ oilà une préoccupation tout à fait nouvelle, et Laurent aurait dû la citer avant les deux précédentes. Lorsc[ue Gerhardt a jeté les bases de sa réforme, a-t-il consulté la chaleur spécific{ue et l'isomorphisme? On lui reprochera plus tard de n'en avoir pas tenu compte. Mais, avec Laurent et surtout avec Gerhardt, les équations chimiques ont pris une place prépondérante dans les Mémoires et dans les Traités ; on formule les réactions et l'on compare les formules. X'est-ce pas la classification la plus instructive et la plus naturelle ?
En un autre point de son Mémoire, Laurent revient sur la cjuestion de la basicité. « Il s'agit, en définitive, nous dit-il, de prouver que l'acide nitrique est monobasique, tandis que l'acide sulfurique est ])ibasicjue (^). » Si la cause eût gagné à être
(^) Loc. cil., p. 276.
métaux
Ph
Br
As
Bo
Fi
|6o CHAPITRE X.
exposée d'une manière plus méthodique, au moins l'auteur nous donne-t-il un ensemble imposant de faits en faveur de la bibasicité de l'acide sulfurique et de quelques autres acides (^). Il propose une curieuse classification des corps simples :
Monasides. Dyodides.
O Ca
Se.
Te
« Les colonnes verticales renferment les corps qui sont les équivalents les uns des autres. Chacune de ces colonnes verticales à corps équivalents ou métaleptiques pourrait se sousdiviser en groupes isomorphes, etc.
» D'après ma proposition, les composés organiques peuvent renfermer des nombres quelconques d'atomes de tous les corps simples, pourvu seulement que la somme des dyodides soit paire. »
Enfin Laurent propose de prendre, pour tous les corps simples et composés, comme volume normal de vapeur, 2 volumes :
« Si, au lieu de prendre i volume pour quelques corps, 2 volumes pour d'autres et 4 volumes pour d'autres, comme on le fait ordinairement; ou bien si au lieu de prendre, comme M. Gerhardt, i volume pour les corps simples et 2 volumes pour les corps composés, nous représentons tous les corps, tant simples que composés, par i volume, nous aurons une notation beaucoup plus régulière ;, et qui, combinée avec l'idée précédente, nous permettra de re[)résenter la formule de tous les corps sans employer les nombres fractionnaires.
» Nous admettrons ([uc cha(|ue molécule de corps simples est au moins divisible en deux pai'lies (jue nous pourrions nouxmcv atomes ; ces molécules ne peuvent se diviser (pie dans le
(') Lor. cit., p. 97G.
LES l'ROJF.TS DE RÉI'ORME DE GERIIARIH ET DE LAURENT. 4^^!
cas de la combinaison. On a alors :
1 tih.i.
Oxygène . (J- 200 =1 vol.
Hydrogène H- 19. ,5 »
Eau Ho i 1 2 , 5 »
Acide chlorliydrique. ...... . H (Il 227,0 »
» C'est-à-dire que chaque lettre 0, H, Cl représente un demivolume, ou demi-molécule, ou i atome. La formule de tous les corps nous indique immédiatement la condensation. Quant aux très rares composés anormaux que l'on rencontre, il faudrait les rejDrésenter ainsi
CI H i N
Chlorhydrate d'ammoniaque
voulant indiquer par là que la molécule est C1H''N, mais que, sous l'influence de la chaleur, elle s'est divisée en deux en passant à l'état gazeux.
» En tout cas, on a oit que je ne change pas la notation de M. Gerhardt.
» L'atome de M. Gerhardt représente la plus petite quantité d'un corps simple qui puisse exister dans une combinaison.
» Ma molécule représenterait la plus petite quantité d'un corps simple qu'il faut employer pour opérer une combinaison, quantité qui est divisible en deux par l'acte même de la combinaison. Ainsi, Cl peut entrer dans une combinaison; mais, pour faire celle-ci, il faut employer CP.
» J'admets donc, avec M. Ampère, la douille décomposition du chlore par l'hydrogène, la divisibilité des atomes; j'admets même, pour les hybrides, une divisibilité à laquelle je n'assigne pas de limites.
» De mes propositions on peut tirer une assez singulière conséquence. M. Gerhardt a fait remarquer qu'il est impossible que les acides azoLique et chloracétique renferment de l'eau, puisque les formules de ces trois corps sont
NH03 GMICI3 02 H-iO on ne serait pas plus avancé si l'on prenait les formules ordi-