CHIRURGIE D'ARMÉE
Enfin la désastreuse convention du 22 avril 181 i vint relever ces derniers défenseurs de l'empire de l'austère consigne qu'ils s'étaient imposée; ils sortirent de leurs places fortes avec armes et bagages, leur artillerie attelée, ainsi qu'il convient à des braves. La grande épopée militaire était finie. Les chirurgiens de l'armée et de la marine avaient accompli leur tâche. Pendant vingt-deux ans ils avaient porté leur dévouement sur tous les champs de bataille de l'Europe, ils avaient vu fondre des armées sous les neiges de la Russie et sous le soleil de Saint-Domingue, ils avaient vu des escadres s'engloutir sous leurs pieds. Quelques milliers d'entre eux étaient restés sur la route; les survivants, leur dernière dette payée, se dispersèrent en emportant dans leur retraite les grandes traditions de la chirurgie militaire qui devaient s'éteindre avec eux.
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LA CHIRURGIE FRANÇAISE DEPUIS LA CHUTE DE L'EMPIRE JUSQU'A LA MORT DE DUPUYTREN