DUPUYTREN
respiration (1). En 1803, enfin, pour se conformer aux prescriptions de l'arrôté du "20 prairial an XI (0 juin 1803), il subit sa thèse sur quelques points (Vanalomie, de physiologie et ifanatomie pathologique, et est nommé membre de la société que le ministre venait de former au sein de la faculté de médecine. Il faisait déjcà partie de la Société d'émulation, mais ces réunions ne suffisaient pas à son besoin d'expansion, et, le 3 décembre 1803, il fonda cette Société anatomique dont nous avons raconté l'existence éphémère. A ce moment, pourtant, sa carrière venait de prendre une direction nouvelle. Dans le cours de cette même année 1803, si féconde pour lui en événements de tout genre, un nouveau succès était venu se joindre aux autres. Un concours s'étant ouvert pour une place de chirurgien de deuxième classe à l'Hôtei-Dieu, Dupuylren s'empressa de saisir cette occasion offerte à son ambition, que l'anatomie et la physiologie n'étaient plus en mesure de satisfaire, et il fut assez heureux pour l'emporter sur ses quatre compétiteurs (2), grâce à l'appui de Boyer, qui le fit nommer quelque temps après inspecteur de l'université. Pressentant alors l'avenir sans limite que cette voie nouvelle pouvait lui offrir, il s'adonna à la chirurgie avec cette ténacité passionnée qui faisait le fond de sa nature et qui fut l'instrument de son élévation. On a de la peine à se faire une idée de la somme d'activité qu'a dû déployer Dupuytren à cette épocpe de sa carrière. Indépendamment des travaux dont nous venons de parler, il menait de front quatre cours particuliers à l'amphilhéâlre de la rue des Gordiers Saint- Jacques, et y consacrait trois heures par jour (3). Une puissance pareille d'expansion, de tels éléments de notoriété ne pouvaient pas demeurer stériles : la renommée de Dupuytren ne tarda pas à dépasser les limites de l'école; à trente ans il était déjà célèbre. Tous ces disciples de Bichat semblaient vouloir régler leur marche sur celle du maître ; on eût dit que, comme à lui, la terre devait bientôt leur manquer sous les pieds.
En 1808, Dupuytren fut nommé chirurgien en chef adjoint de l'Hôtel- Dieu. Il ne vit dans cet avancement qu'un moyen de monter plus haut. Pour les hommes de cette trempe, il n'y a qu'une place, c'est la première; il lui fallait celle de Pelletan, mais il ne pouvait le supplanter -(lu'après être devenu son collègue à la faculté de médecine. La mort de Sabatier vint lui fournir l'occasion d'y entrer (4). Elle laissait va- -cante la chaire de médecine opératoire ; sept candidats s'étaient inscrits pour la disputer, mais trois d'entre eux se retirèrent (5), et la lutte défi-
{[) Ces dernières recherches, faites en collaboration avec le vétérinaire Dupay, appartiennent à une époque postérieure. Elles furent communiquées à l'Institut en 1807.
(2) Roux, Tartra, Hédeloffer, Maygrier.
(3) Il professait la clinique externe tous les matins à neuf heures et demie ; l'anatomie, tous les soirs à six heures ; la physiologie, les mardi, jeudi et samedi à deux Jieures; l'anatomie pathologique, les lundi, mercredi et vendredi à la même heure.
(4) Sabatier mourut le 11 juillet 1811.
(5) Larrey, Delpech et Rullier.
nilive s'engagea entre Diipuylrcn, Roux, Marjolin et Tarira. Ce concours fit époque à la faculté. Pendant quarante jours les candidats tinrent en suspens l'attention et les suffrages des juges et de l'auditoire; ce fut entre Dupuylren et ses compétiteurs un véritable combat où l'émulation se transforma en auimosité, où la rivalité alla presque jusqu'à la violence (i). Enfin la lutte se termina le 8 février 1812 par la nomination deDupuytren.
A partir de ce moment, il n'avait plus qu'un pas à faire, et c'est vers ce but qu'il dirigea les elforts de son implacable volonté. Ses prétentions commençaient à ne plus être un mystère. A diverses reprises on lui avait offert, en province et même dans les deux autres facultés, des positions qui auraient suffi pour satisfaire une ambition moins exigeante; mais il avait su éviter le piège en couvi^ant son refus du voile de la modestie, et il avait profité de ces occasions pour écarter les rivaux qui lui portaient ombrage, en les désignant comme plus dignes que lui d'occuper les emplois qui lui étaient offerts (2). Il restait cependant à vaincre un dernier obstacle. Pellelan se cramponnait à sa position qu'il espérait léguer à son fils. Il avait accueilli Dupuytren avec bienveillance, il lui avait rendu le service facile, il avait même contribué à sa nomination de professeur. A tous ces titres il avait quelques droits à la reconnaissance de son jeune rival; mais Dupuytren n'était pas homme à s'arrêter devant des considérations pareilles ; à cet égard il avait déjà fait ses preuves, il ne fallait pas se trouver sur son chemin. Dès qu'il se sentit à la faculté l'égal de Pelletan, il se mit à battre en brèche cette vieille réputation qui ne se soutenait que par le souvenir. Il s'appliqua à mettre à nu son insuffisance et à l'écraser de sa supériorité, sous les yeux de la jeunesse des écoles que l'éclat de son enseignement et l'ascendant de son mérite attiraient autour de lui. Il ne laissait pas échapper l'occasion de lui tendre un piège, tantôt en le consultant à l'improviste sur quelques cas épineux, tantôt en l'abandonnant à lui-même dans les circonstances difficiles. Pelletan prêtait du reste le flanc à ce genre d'attaques ; tranchant et irréfléchi, troublé par celte surveillance haineuse qu'il sentait peser sur lui, il en vint à se cacher de son adjoint, et fut bientôt discrédité dans l'opinion de l'école.
Enfin, après sept ans de lutte, Dupuytren parvint à obtenir son renvoi, et le 9 septembre 1815, il fut nommé chirurgien en chef. C'est à
(1) II y eut, dit Isidore Bourdon, des injui-es publiques, des défis et jusqu'à des cartels.
(i) 11 lit placer Fleury à Clermont, Caillot et Flamand à Strasbourg, Flaubert à Rouen et Delpech à Montpellier ; en ce qui concerne ce dernier, on ne peut croire à un sentiment de rivalité de la part de Dupuytren, Il était professeur et déjà célèbre lorsque Delpecli, encore inconnu, alla disputer à Fage et à Maunoir la chaire laissée vacante à Montpellier par le décès de Poutingon. Dupuytren ne pouvait ni redouter Delpech ni prévoir les résultats du concours; il ne put donc lui donner qu'un conseil désintéressé. C'est cependant une des accusations qu'on a portées contre lui.
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ce moment que nous le retrouvons entrant en maître dans cet Hôiel- Dieu où douze ans auparavant il s'était introduit avec le titre modeste de chirurgien de deuxième classe. Quelque temps après, Pellelan consentit à changer de chaire avec lui et lui abandonna la clinique chirurgicale, inséparable du reste de ses nouvelles fonctions (1). Nous n'avons pas à apprécier la moralité d'une pareille conduite. Au point de vue qui nous intéresse, l'avènement de Dupuytren fut une bonne fortune pour la science et surtout pour l'école de Paris. Il était temps que quelqu'un se mît à sa tête, elle n'avait p;is eu de maître depuis Desault, et Dupuytren arrivait à son heure. Pelletan, A. Dubois et Boyer ne représentaient déjà plus que la chirurgie du xviii'^ siècle, ils en avaient conservé les habitudes et le langage. Dupuytren, jeune encore, mais déjà riche d'un immense savoir acquis par vingt années du plus rude labeur, fort de son expérience, de sa puissance intellectuelle et de sa volonté, allait inaugurer un enseignement sans égal depuis Desault, une pratique rajeunie par les conquêtes scientifiques de l'école de Bichat; il allait porter la chirurgie française à Une hauteur qu'elle n'a pas dépassée et devant laquelle l'Europe s'est inclinée pendant vingt ans. Lorsqu'un homme a projeté un pareil éclat sur une des branches des connaissances humaines, le pays qu'il a illustré doit oublier ses erreurs et laisser l'ombre du passé s'étendre sur ses travers et même sur ses fautes.
En venant prendre la place de Pelletan, Dupuytren ne songea même pas à se faire pardonner la manière dont il y était parvenu. Il était trop fier et trop sûr de ses forces pour aller au-devant de la popularité, il attendit qu'elle vînt à lui, et sut l'y contraindre à force de talent et de zèle. On n'avait pas eu, depuis Desault, d'exemple d'une activité semblable. Comme lui Dupuytren arrivait le premier à l'Hôtel-Dieu et en sortait le dernier. Cinq heures suffisaient à peine aux soins de son vaste service. Il voulait tout voir et tout faire' par lui-même ; il n'avait pas pu supporter de maître, il ne lui fallait pas d'adjoints, et il se débarrassa promptement de Marjolin et de Thévenot de Saint-Biaise, qui ne purent supporter sa hauteur, ses dédains et ses sarcasmes. Froid, réservé, défiant, ombrageux, toujours sur la défensive, il n'abandonnait rien au hasard et ne se prononçait jamais dans les cas épineux que lorsque la réflexion l'avait conduit à une certitude. C'est alors qu'il éblouissait son auditoire par la sûreté, par la profondeur de son diagnostic et par la hardiesse de ses décisions. On raconte à cet égard des histoires qui tien-
(1) Cette permutation s'opéra le li septembre 1815, avec l'assentiment de la fuculté de médecine, et fut ratifiée le 5 octobre suivant par la commission d'instruction publique. Trois ans après, en 1818, Pelletan abandonna la chaire de médecine opératoire pour celle d'accouchements, devenue vacante par le décès d'Alphonse l^eroy. En 182j, à la l'éorg-anisation de la faculté, il ne conserva plus que le titre de professeur honoraire, et mourut le 26 novembre 1829, à l'âge de quatre-vingt-trois ans.
lient du merveilleux. L'admiration enthousiaste de ses élèves a sans: doute contribué cà les embellir, et le professeur peu scrupuleux y prêtait volontiers les mains; un certain art de mise en scène, qu'on pourrait sans être trop sévère qualifier de charlatanisme scientifique, n'y était pas toujours complètement étranger, et Malgaigne en a réduit quelques-unes à des proportions plus vraisemblables; il faut convenir toutefois que les grands hommes ont seuls le privilège d'inspir(ir de pareilles légendes. Cette crainte de se compromettre et de compromettre l'art dans sa personne le rendait tout aussi prudent, tout aussi circonspect dans sa thérapeutique. Il possédait à fond l'art d'utiliser les ressources de la médecine et de l'hygiène à une époque où les autres ne s'en préoccupaient pas. Il savait s'abstenir et se montrer conservateur dans le sens qu'on devait plus tard attacher à ce mot ; il savait attendre, et ne se décidait qu'en présence de la nécessité. Lorsqu'elle lui était démontrée, et qu'il avait mûrement pesé toutes les conséquences du parti qu'il allait prendre^ il mettait en œuvre cette puissance de persuasion, cet ascendant irrésistible qu'il avait acquis sur les malades et qui n'appartient qu'aux intelligences d'élite.
Les mêmes qualités le distinguaient comme opérateur. « Dubois, dit )) Isidore Bourdon, opérait plus vite que lui ; Desault était plus brillant, » plus majestueux; Boyer, plus prudent, plus doux, plus humain; Roux, » plus érudit dans son art, plus élégant dans ses mouvements, plus preste y> de ses doigts; Marjolin, plus réfléchi; Lisfranc, aussi dur et plus ex- » péditif, mais nul chirurgien n'eut le coup d'œil plus sûr, le jugement y> plus sain, la main plus ferme, aucun n'eut l'âme plus imperturbable » dans les dangers. » C'est surtout dans les circonstances rares, où un accident qu'il n'avait pu prévoir, où une erreur commise venaient, au milieu d'une opération, compromettre les jours du malade, que cette fermeté se montrait dans tout son éclat. Dupuytren, impassible, maître de lui comme de son entourage, promenait sur l'assistance son regard calme et serein, et prenait immédiatement le parti qu'exigeait la circonstance, sans qu'un moment de trouble, sans qu'une hésitation vînt révéler au dehors ce qui se passait en lui. Il apportait dans son enseignement le même esprit de précision et de méthode, la même autorité, le même dogmatisme. Ses leçons toujours improvisées, claires, didactiques, sobres de citations, se rapportant exclusivement aux malades de ses salles, attiraient autour de lui des auditeurs de tous les points du globe. C'est sur ce terrain qu'il régnait véritablement en maître. Ce fut un incomparable professeur de clinique, et pour le juger sous ce rapport, nous ne sommes pas contraint de nous en rapporter aux éloges de ses biographes, car ses élèves nous ont transmis ses leçons. C'est là qu'il se révèle tout entier avec son vaste savoir et sa connaissance profonde du cœur humain, avec sa prudence et sa pénétration sans égales, son habileté à mettre en œ^uvre, dans l'ordre moral comme dans l'ordre physique, tout
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ce qui peut contribuer à la guérison. C'est là qu'on peut apprécier, en un mot, l'ensemble de qualités qui en ont fait le clinicien le plus complet qu'on puisse se proposer pour modèle, et qu'on peut mesurer avec exactitude la distance qui sépare la chirurgie dont il fut le promoteur de celle de ses devanciers.
1mi dehors de l'enseignement et de la pratique, Dupuytren a laissé peu de chose. Il lisait peu et écrivait mal. Quelques articles insérés dans les journaux de médecine du temps et dans le Diclionnaire de médecine et de chirurgie pratiques, des rapports klâ. Soc'iélé de la faculté de médecine et à la Société anatomique (1), sa thèse de concours sur la lithotomie (2), un mémoire assez médiocre sur les fractures du péroné (3), un autre sur sa méthode de traitement des anus accidentels (4), un troisième sur les étranglements par le collet du sac (5), sont à peu près les seuls travaux qui soient sortis de ses mains. Comme Desault, il s'est reposé sur ses élèves du soin de nous transmettre ses idées. On les retrouve, comme nous l'avons dit, dans ses Leçons orales de clinique chirurgicale, recueillies par Brierre de Boismont et Buet (0), dans le Traité des blessures par armes de guerre, publié par A. Paillard et Marx (7), dans les Nouveaux Eléments de pathologie médico-chirurgicale de Roche et Sanson, dans les additions faites par Sanson et Bégin à la Médecine opératoire de Sabatier.
Ce n'est donc pas à ses écrits qu'il faut demander le secret de sa réputation; ce n'est pas non plus aux grandes choses qu'il a créées en chirurgie. Son nom ne se rattache à aucune des découvertes importantes qui jalonnent l'histoire de notre art. Ses inventions ne lui ont pas survécu. Sa canule pour la fistule lacrymale, son double bouton perforé pour la grenouillette, son compresseur, ses procédés d'amputation, sa taille bi-latérale sont tombés en désuétude. Il restera de lui les résections des os de la face et l'entérotomie, que nous avons déjà appréciées,, la section sous-cutanée du sterno-mastoïdien, qu'il a pratiquée le premier; la substitution de la ligature à l'amputation dans les fractures compliquées de lésions artérielles, etles perfectionnements qu'il a apportés dans
(1) Voy. les Btdktins de la faculté de médecine de Pnris, le Journal de médecine > et le Journal hebdomadaire.
(^) Paris, 181^, in-io.
(3) Mémoire sur la fracture de Vexlrémité inférieure du péroné, les luxations et les accidents qui en sont la suite. (Annuaire médico-cMrurgical des hôpitaux et hospices de Paris. Paris, 1819, in-i°.)
(i) Mémoire sur une nouvelle méthode de traiter les anus accidentels. [Mémoires de l'Académie de médecine. Paris, 1828, t. I, p. 259.)
(5) Stir les étranglements des hernies par le collet du sac. Paris, 1833, in-8».
(6i Uae seconde édition en six volumes, entièrement refondue, a été publiée en 18.59 par Brierre de Boismont et Marx.
(1) Paris, 1834. Deux volumes in-8. Cet ouvrage forme les tomes V et VI de la seconde édition des Leçons orales.
1(3!) Dn'UYTREN ET LES CHIRinGlENS CONTEMPORAINS. |18I4-
prcsquc loules les parties de la chirurgie (1). C'est sur cet ensemjjle qu'il faut le juger. Il a élevé le niveau de l'art parmi nous, il en a simplifié et adouci les pratiques; il a pendant trente ans répandu la science à pleines mains dans les hôpitaux et dans les amphithéâtres, et peuplé la France de praticiens habiles, instruits et prudents. C'est dans ce sens qu'il a fait école et c'est là le secret de cette dictature qu'il a si longtemps exercée et qui devait s'éteindre avec lui.
On a comparé Dupuytren à Delpech lorsqu'on a voulu grandir ce dernier, à A. Cooper, qui ne lui ressemblait que par ses beaux côtés (^). On l'a plus souvent encore mis en parallèle avec Desault; leur sort fut à peu près le même, mais ces deux natures étaient bien dissemblables. Tous deux, à la vérité, ont eu l'Hôtel-Dieu pour théâtre et y ont monopolisé la chirurgie, tous deux ont formé de nombreuses générations de praticiens et se sont bornés à l'enseignement oral en nous transmettant leurs idées par la main de leurs élèves; tous deux entin sont morts avant l'heure après une vie tourmentée, assombrie à son déclin, pour l'un par des haines ardentes et par les péripéties de 1793, pour l'autre par des inimitiés sourdes mais implacables et par les fantômes dont son esprit ombrageux peuplait sa soUtude. L'analogie ne va pas au delà. Desault, ne relevant que de lui-même, homme d'inspiration plutôt que de travail, nature ardente, enthousiaste, aimait la chirurgie avec passion et sans arrièrepensée. Dupuytren, nature contenue, étudiée, développée par l'étude, toujours en scène, raisonnant à l'avance chacun de ses actes, chacune de ses paroles, Dupuytren rapportait tout à lui-même. Il a fait de la science un marchepied pour son. ambition, de son talent un moyen d'arriver à la fortune, de son orgueil une divinité farouche à laquelle il a tout sacrifié, tout, jusqu'au saint amour de la vérité.
Nous avons essayé de reproduire fidèlement les traits de cette grande figure historique sans en exagérer les reliefs, mais sans en atténuer les ombres. Les travers, les vices de ce caractère excessif concernent plutôt son époque que la nôtre. Il les a d'ailleurs expiés par le malheur
(!) Citons entre autres : ses travaux sur le cal, les fractures du péroné, du radius, du col du fémur; sur les luxations de l'astragale et les luxations congénitales du col fémoral ; sur les brûlures, les cicatrices, les cxostoses, et notamment l'exostose sous- (uiguéale du gros orteil, qu'il a décrite le premier; sur les kystes osseux, séreux; sur les tumeurs libro-celluleuses enkystées; sur le fongus hémalode, le tissu érectile, l'anévrysme variqueux; ses recherches sur la rétraction permanente des doigts, sur la cataracte, sur la pénétration de l'air dans les veines, dont il a le premier saisi le mécanisme; sa méthode pour le traitement de la chute du rectum et de la fissure à l'anus; enfin, la substitution de la dilatation progressive qu'il appelait vitale, ou procédé dangereux du cathétérisme forcé dans les rétrécissements de l'urèthre.
(;2) Voy. le parallèle d'A. Cooper et de Dupuytren {Annales de la chirurgie française et étrangère, 1841, t. II, p. 108) et celui de Delpech et de Dupuytren par Bouisson, lu à l'ouverture de son cours en avril 1841, reproduit in Tribut à la chirurgie. Paris, 1861, t. II.